Bien plus que son « compagnon », c'est l'archaïsme idéologique du PS qui reste le « premier défaut » de Ségolène. La démocratie participative permettra-t-elle de remettre la gauche sur les rails de la modernité ?
Parcourant, hier soir, l'interview accordée par Nicolas Sarkozy au Monde tout en écoutant François Hollande sur France Inter, j’avoue avoir eu du mal à arbitrer entre loyauté militante et sens critique... D’un côté, un homme de droite parfois présenté comme une menace pour la République reprenait à son compte, les uns après les autres, les arguments régulièrement exposés sur ce blog en matière de fiscalité, de temps de travail, de contrôle des dépenses publiques, voire d’autonomie des universités ; de l’autre, un prince consort embarrassé cherchait, sans y parvenir, à réconcilier les archaïsmes d’un appareil de parti fatigué et les propositions iconoclastes de sa propre candidate à la présidentielle.
Bon, à la vérité, ce n’est pas la première fois que je m’interroge sur ma position exacte sur un échiquier politique à peu près aussi mobile que le masque de cire qui sert désormais de visage à Régine. Social-démocrate, membre du PS et radicalement étranger à la culture poujado-terrienne qui est le socle idéologique de la droite française, je n’ai aucun complexe à affirmer mon appartenance à la gauche « au sens large » ― celle, qui débarrassée du carcan provincial dans lequel certains de mes camarades voudraient bien l’enfermer, ne renvoie pas le mot « libéral » au dictionnaire des gros mots, a de l’estime pour les Démocrates américains, confesse du respect pour le Labour britannique et clame son admiration pour les socialistes scandinaves.
Ce n’est pas la première fois, donc, mais à quelques semaines d’une élection présidentielle un peu particulière, mon sentiment d’impatience à l’égard de l’appareil censé porter les espoirs d’un changement réel à tendance à s’exacerber. Clairement, les propos de Sarkozy, s’ils passeraient inaperçus dans n’importe quel « manifesto » travailliste, ne choquent personne non plus dans les cercles de la gauche « qui pense » ― soit le pendant antonymique de cette gauche qui se contente de réagir conformément au dogme sur tout et n’importe quoi. Et ni DSK, ni Bockel, ni Migaud, ni les milliers de militants ou de sympathisants socialistes que leur expérience personnelle ou leur parcours professionnel incite régulièrement à réviser leurs positions sur la nature de l’univers dans lequel nous évoluons, ne sont véritablement persuadés que le non-remplacement de tous les fonctionnaires partant en retraite est le premier pas vers la dictature...
Las, empêtrée dans les marais d’un « projet » ridicule, cette gauche qui pense accepte de placer son cerveau sur pause, au risque de confier les clés du pays à un homme qui, s’il n’est pas le diable incarné, a toutes les chances de se révéler un nouveau Chirac, roi de la promesse ramasse-tout et du dynamisme factice. Aux commandes depuis des lustres, le ministre de l’Intérieur ne sera évidemment pas l’homme de la relance qu’il n’a pas été capable de provoquer jusqu’ici. Pas plus que l’ami Jacquot, champion de la fracture sociale en 95, n’est en mesure de nous dire, au soir de sa vie politique, en quoi il aura été utile au pays.
Mon pari de « ségoliste », je l’ai déjà expliqué aux sceptiques qui passent par ici, consiste à considérer que l’approche différente de la belle du Poitou est à peu près le seul moyen de redresser la barre et de contourner les réflexes d’appareil. Et cette idée de « démocratie participative », loin d’être un gadget, doit permettre de faire circuler, du bas vers le haut, des concepts jugés aussi décoiffants rue de Solférino qu’évidents chez un Français lambda beaucoup plus subtil que ne le l'imagine François Hollande...
Reste à savoir si la candidate aura réellement le courage, la volonté et la force de se servir de ce levier pour renvoyer les archéos à leur préhistoire et Sarkozy à sa carrière d’organisateur de spectacles. Je le souhaite, mais un doute subsiste, la dernière vraie chance de modernisation conjointe du PS et de la France ayant été absurdement rejetée en son temps...
© Commentaires & vaticinations
PS qui n'a rien à voir : En ce qui me concerne, j'éprouve une grande sympathie pour le Québec et les Québécois et je ne trouve pas abracadabrantesque que Ségolène Royal ― ou Chirac lui-même en 1995 ― n'hésite pas à exprimer un sentiment de même nature pour nos cousins d'Amérique lorsque la question lui est posée. Ce qui ne m'empêche pas, comme les deux sus-cités, de considérer que l'avenir des habitants de la Belle-Province est leur affaire et leur affaire seulement. Jusqu'à nouvel ordre, ils souhaitent rester canadiens. Quant à cette nouvelle polémique en carton, elle devrait rapidement faire pschitt...
Si je te comprends bien, le premier défaut de Ségolène, ce n'est pas son compagnon mais seulement les idées de gauche archaïsantes de son compagnon. On apprécie la nuance.
Mais c'est difficile de ne pas noter que ton enthousiasme pour la madone des sondages faiblit, en même temps que les dits sondages, d'ailleurs. Si cette tendance se confirme, je la vois de moins en moins au second tour, notre championne de la gauche moderne.
Rédigé par: Poil de lama | mardi 23 janvier 2007 à 12:29
Non non, mal vu. Il s'agirait plutôt des idées archaïsantes que "prétend" avoir Hollande, ce qui est assez différent.
Mon enthousiasme ne faiblit pas et n'évolue certainement pas au gré des sondages. Mais ce blog n'est pas (et n'a jamais été) une feuille militante. C'est l'endroit "d'où je parle", comme on dit, hé hé hé.
Donc, il faut qu'elle mette le parti au service de la campagne. Pas le contraire.
Rédigé par: Hugues | mardi 23 janvier 2007 à 12:36
"aussi mobile que le masque de cire qui sert désormais de visage à Régine."
Ouch. Un peu inutilement méchant, non ?
Sur le fond, je pense qu'il devient urgent pour Ségolène Royal de choisir entre la docile soumission à l'appareil (thèse soutenue par François Hollande qui semble vouloir parler à sa place) et la rupture, mot à la mode, en faisant en sorte que le PS devienne soumis à sa candidate.
Or pour le moment, elle louvoie. Elle installe son QG en indivision entre la rue de Solférino et un local à part, elle semble dire tout et son contraire parce qu'elle tente de dire ce que son interlocuteur veut entendre (témoin sa dernière bourde sur le Québec).
J'ai l'impression qu'elle est tétanisée par la peur de dire la chose qui la fera perdre, le "mon programme n'est pas socialiste" et le "sur l'insécurité, j'ai été naïf" de Jospin, et que du coup elle procrastine son entrée en campagne.
Problème, ça déstabilise ses troupes qui ont le complexe de l'abandon par le général en chef.
A côté de ça, l'UMP, digne ayant droit du RPR, est disciplinée, en ordre de marche, et les voix dissonnantes ont été noyées, Nicolas Sarkozy s'offrant le luxe d'escorter ses adversaires politiques internes pour pas qu'ils ne se fassent siffler.
Si Ségolène Royal veut être élue, il faudrait qu'elle montre qu'elle peut être un vrai chef. Elle écoute, soupèse, et sait décider quand il le faut. Pour le poste qu'elle brigue, c'est la moindre des choses.
Rédigé par: Eolas | mardi 23 janvier 2007 à 12:37
Eolas,
Ton commentaire et ma réponse à Poil de lama se sont croisés. Mais disons que nous sommes assez d'accord.
Je pense toutefois que cette histoire de couple Hollande-Royal n'aide pas cette dernière à mettre l'appareil au pas. Je n'ai rien contre Hollande personnellement, mais je crois qu'il aurait dû abandonner son poste de premier secrétaire après l'investiture. Je pense revenir là-dessus dans une autre note d'ailleurs.
Rédigé par: Hugues | mardi 23 janvier 2007 à 12:41
D'accord avec cette analyse. Mais je te trouve sévère à propos de "la culture poujado-terrienne qui est le socle idéologique de la droite française" A mon avis, l'un des rares mérites qu'on peut reconnaitre à la droite ces dernières années, est justement d'avoir fait un beau ménage sur ce sujet.
A tel point que le grand représentant de la "culture poujado-terrienne" est aujourd'hui José Bové, qui bénéficie d'une complaisance honteuse de la part de la Gauche.
Rédigé par: WS | mardi 23 janvier 2007 à 13:33
Si je suis bien (je n'en suis vraiment pas sûr), le tort de Hollande est de dire ce qu'il ne pense pas (ce que tu juges apparemment plus désuet que pendable), tandis que le tort de Ségo est de ne pas dire ce qu'elle pense (ce que tu juges tout au plus exagérément prudent).
C'est bizarre, du temps de ma grand-mère (ce temps lointain où on employait des grands mots) on aurait appelé la première attitude mensonge, et la seconde hypocrisie.
Si tu n'appelles pas ça comme ça, quels mots suggères-tu? Et quel que soit le choix du vocabulaire, aurais-tu la bonté d'expliquer à nous autres tes lecteurs comment nous pourrions y voir des raisons de voter pour ce couple infernal?
Par parenthèse, en passant: Jean-Paul Huchon, président socialiste de la région Ile-de-France, a été récemment pris la main dans le sac et est en train de se faire condamner pour prise illégale d'intérêt (pour ceux que la vie des sales bêtes n'intéresse pas: il a profité de son statut pour faire obtenir à madame son épouse des émoluments princiers). Si tu as entendu un socialiste ou un blogueur ségoléniste exprimer sur la question ne serait-ce qu'une légère gêne, un vague regret, signale-le moi. Ca pourrait m'aider à croire que le Parti socialiste est autre chose qu'un ramassis de faux culs.
Comment un électeur ayant deux sous de bon sens pourrait-il accorder sa confiance à cette clique?
Rédigé par: Poil de lama | mardi 23 janvier 2007 à 14:09
(je répète en préambule "d'où je parle" : je suis ségoliste).
J'étais curieux, Hughes, de savoir ce que tu allais dire sur le "trou d'air". Au début, j'ai pensé que ce "trou d'air" était performatif, que le fait d'en parler allait le faire exister. Maintenant, je suis très inquiet pour la campagne de Ségolène. C'est nul, ça prend pas, ça se tire dans les pattes au PS (les écoutes !), ça se tire dans les pattes entre PS et Ségo, c'est le marigot du congrès de Rennes qui ne finit jamais.
Sur le fond, je trouve Ségo archi-nulle ! Jusqu'à la "bravitude" incluse, je ne voyais aucun problème, pour moi les "gaffes" n'en étaient pas. Mais là, depuis, c'est la catastrophe : sur les violences conjugales (Canal +, L. Ferrari), elle montre qu'elle est (1) idiote (une femme sur trois tuée par son mari ?) et (2) incompétente (virer le conjoint violent, ça existe depuis 2004). Sur le Québec, elle est très très conne. Surtout, sur les politiques qu'elles proposent, sur le logement notamment, ses derniers interviews, ce n'est que "l'Etat doit faire ceci, l'Etat doit faire cela". A contrario, le discours de Sarko sur le travail, je suis tout à fait d'accord. Et pourtant, je suis de gauche, mais j'ai l'impression que la gauche n'est plus de gauche, c'est bizarre.
Bref.
Rédigé par: Francois | mardi 23 janvier 2007 à 14:18
Amusant : en lisant l'interview de Sarko, j'ai pensé à toi en me disant que certains trucs te plairaient. En particulier du fait que, jeudi dernier, tu me disais que tu avais le sentiment qu'en France, on n'en avait pas pour notre argent. Que l'on ne pouvait pas invoquer les modèles suédois et autres scandinavitudes parce que, eux, s'ils ont les prélèvements élevés, ils ont vraiment la contrepartie sociale...
Et paf, que dit Sarko en plein milieu de son interview : "je veux que les français en aient pour leur argent". Mais bon, ce n'est qu'une expression, il peut y avoir divergence sur ce que l'on met derrière.
Quant à Ségolène Royal, je trouve qu'elle ne renie pas réellement les archaïsmes de son parti. En outre, elle essaie d'incarner tout et son contraire, de la bourgeoise catholique attachée aux valeurs familiales à la militant du DAL contre le grand capital. Sarko le fait aussi, puisque l'un comme l'autre essaient de rassembler leur camp, mais du fait de son silence programmatique, l'attitude de Royal me paraît plus inquiétante.
Au final, ayant plutôt confiance en ta capacité d'analyse, je m'interroge néanmoins sur une chose : quel est le fond programmatique, ou le corpus d'idées, qu'incarnerait Royal ?
Si c'est une méthode, à vrai dire, c'est un élu socialiste pratiquant la démocratie participative qui m'a permis de comprendre ce qui clochera nécessairement : la démocratie participative n'est acceptable que (i) pour des enjeux locaux et (ii) si l'élu n'esquive pas sa responsabilité, en fixant un cap.
Or les intitulés des "débats participatifs" ne correspondent pas à cela : l'éducation, la vie chère etc...
J'ajoute à cela un calendrier trompeur, censé faire croire à une véritable consultation des français, mais qui rend tout travail sérieux improbable.
Enfin, Eolas : elle sait décider, quand il le faut... Le carton jaune de Montebourg, par exemple...
Rédigé par: koz | mardi 23 janvier 2007 à 14:31
WS,
Quoi, la droite française est devenue libérale et progressiste ? Mais pour Bové, je te donne 100% raison :
http://hugues.blogs.com/commvat/2006/12/un_le_pen_pour_.html
Poil de lama,
Est-ce que Hollande "ment", au sens où il dit des choses qu'il "sait" fausses comme lorsqu'il explique que l'euro fort est responsable de l'absence de croissance en France, ou refuse de considérer que la hausse de la productivité permet et justifie une baisse des effectifs de fonctionnaires ? Oui. Je pense qu'il ment. Mais il le fait avec une certaine forme de sincérité irresponsable. C'est compliqué.
Pour Ségolène, je pense qu'il s'agit plutôt de prudence. Mais un excès de prudence peut conduire à la défaite. Qu'elle y aille franchement : elle est légitime et cette légitimité doit servir à quelque chose.
Quant à Huchon, je suis dégoûté d'un voir qu'un proche de Rocard puisse se comporter de cette manière et, surtout, de le voir s'enferrer dans ses explications minables. Je suis très déçu car j'avais une certaine sympathie pour ce bonhomme.
Mais ne mélange pas tout, stp.
François,
Je ne crois pas au "trou d'air" en tant que phénomène politique. Les candidats sont censés occuper le terrain médiatique et le fait que Ségolène n'ait rien dit de précis en 48h00, dans le contexte du "sacre" de Sarko et du cafouillage fiscalo-montebourgeois a permis aux rédactions d'en tirer des conclusions à la petite semaine.
D'ailleurs, je ne parle pas de ce trou d'air mais d'un problème plus général d'émancipation de la candidate par rapport au parti et ses vieilles lunes. Quant à tes considérations sur sa "nullité", son "idiotie", etc., inutile de dire à quel point je pense qu'elles sont déplacées et grossières. Je ne les efface pas parce que je n'ai pas envie de passer pour un censeur mais le cœur y est.
Koz,
Mais j'explique justement, au début de cette note, que je ne suis tout à fait en phase avec les propositions qu'il fait, à quelques bémols près. Je dis aussi que rien n'empêche la gauche de porter les mêmes idées sans perdre son âme. Il y a pourtant un risque de voir les orthodoxes demander l'exact opposé au motif qu'une idée énoncée par Sarkozy devient diaboliquement "de droite" même si l'état-major tout entier du PS y adhère.
Maintenant, le procès en droititude (ha !) de Ségolène, initié par Bourdieu depuis l'altermonde, commence à faire un peu réchauffé. Mais qu'elle soit catholique, qu'elle ait des valeurs familiales ne me dérange pas et ne me semble pas en contradiction avec un discours de gauche. Enfin, sur le corpus d'idée, tu risque de me forcer à me répéter si je dois l'évoquer. Je préfère renvoyer les lecteurs à la rubrique "les joies du socialisme" du blog pour en faire le tour, comme de ce qui fonde ma décision de la soutenir.
Rédigé par: Hugues | mardi 23 janvier 2007 à 15:19
A mon sens, ce n'est pas tout mélanger que de considérer que la malhonnêteté avérée du président de la première région de France ne permet vraiment pas de présumer l'honnêteté des autres responsables de premier plan de son parti. Mais passons.
Tu n'as pas répondu à ma question, je la répète donc: en quoi le "mensonge sincère, irresponsable et compliqué" de Hollande (sans doute très supérieur moralement à la sincérité tout court de son électorat) et l'excessive prudence de Ségolène constituent-ils des raisons de voter pour eux?
Ou si tu préfères: es-tu conscient de ce que ton blog, qui paraissait résolument décidé à soutenir Ségolène, aurait plutôt tendance à la plomber ces derniers temps?
Rédigé par: Poil de lama | mardi 23 janvier 2007 à 15:51
Il est clair, Hugues, que tu n'ose pas te rendre compte de ton erreur ségoliste, et que tu fouilles profondément pour ne pas admettre que tu voteras Bayrou, et que Sarko te parait de plus en plus avoir la démarche pragmatique et motivée qu'il faudrait (sans pour autant envisager de voter pour lui).
Et si on a de plus en plus de mal à situer sarko, c'est d'autant plus vrai pour Ségolène, qui n'arrive pas à créer son espace politique (avant même de l'occuper d'une façon pitoyable).
Sociale démocrate ? Sa politique sur le logement et la réquisition est très LCR (mais bon, comme elle était devant les squatteurs, elle pouvait pas dire non).
D'autres positions tirent vers la droite.
D'autres sont débiles (OGM, elle raconte des conneries scientifique, et 'est mangée une lettre ouverte de biologistes).
La politique étrangère est un catastrophe.
Et les débats participatifs une mystification (réunion de militants style café du commerce, sans connexion avec des réalités ou des chiffres, les synthèses sont effarantes à lire, le discours de clotûre fait avant les débats)...
Plus ça va, plus Ségo est indéfendable, et Bayrou menace.
Et plus ça va, plus on se dit que Ségo est la plus grande erreur de casting de la politique Française.
C'est naze. Sa politique participative, "des concepts jugés aussi décoiffants rue de Solférino qu’évidents chez un Français lambda beaucoup plus subtil que ne le l'imagine François Hollande" , sûr que ça peut marcher. Demande à Lepen et l'extrême gauche.
Mais pas sur l'électorat PS.
Rédigé par: protéïnique | mardi 23 janvier 2007 à 16:05
Je ne lui fais pas de procès en droititude. Elle a simplement une capacité à interpeller une certaine partie de la droite, du fait notamment de son histoire. Et la voir faire le grand écart entre la social-démocratie et l'anarcho-dalisme est douloureux.
ps : la conférence de presse illustre parfaitement ce que Ségolène Royal a encore à apprendre, le sens de la diplomatie. Si Chirac y exprime sa sympathie pour le Québec, il n'y exprime aucune "affinité avec le souverainisme québécois" et prend de grandes précautions oratoires.
Envoie donc ce lien à Ségolène, qu'elle en tire le plus grand profit.
Rédigé par: koz | mardi 23 janvier 2007 à 16:05
post-ps : je reviens d'un tour dans ta catégorie "les joies du socialisme" ( http://hugues.blogs.com/commvat/les_joies_du_socialisme/index.html ). Si tu y as exposé quelque part un quelconque corpus d'idées de Ségolène Royal, ça m'a échappé.
Un corpus d'idées serrafiennes, oui, mais royalistes, qued'.
Rédigé par: koz | mardi 23 janvier 2007 à 16:15
Honnêtement, ce ne me semble plus un trou d'air mais une anoxie complète, une persistance dans l'erreur et la velléité.
Quant au programme économique de Sarkozy, reconnaissons avec le propriétaire de ces lieux qu'il n'affiche pas le profil rapace d'un affameur du peuple, même si les spécialistes du PS tentent de le faire accroire. Pour une critique-critique de ce programme, voir le blog des econoclastes :
http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?2007/01/18/714-quelques-remarques-sur-les-aspects-economiques-du-discours-de-n-sarkozy
Rédigé par: chanteur de charme | mardi 23 janvier 2007 à 16:20
Les camarades de Ségolène lui préparent un voyage au Belize. Pourquoi ? Parce qu'il n'y a pas de convention d'extradition avec ce pays et parce qu'elle ne sait pas où ça se trouve. :)
Pour le reste je pratique comme avec le JT de Jacqueline Alexandre (pour celles et ceux qui se souviennent), il n'y a qu'a s'assoir devant la télé et attendre.
Rédigé par: all | mardi 23 janvier 2007 à 16:28
Poil de lama,
Et pourquoi le manque de probité de l'un serait-il la preuve de la turpide des autres ?
Protéïnique,
Merci de m'ouvrir les yeux sur mes erreur : mon aveuglement fait peine à voir. Quant à voter Bayrou, il me semble avoir expliqué à quel point c'était hors de question.
Je me vois bien, à contrario, voter Sarkozy, mais uniquement dans le contexte d’un second tour menaçant la démocratie, genre Le Pen ou Bové au second tour : http://hugues.blogs.com/commvat/2006/01/oops_i_did_it_a.html
Koz,
Le serrafisme est d’abord un mouvement pictural :
http://www.quid.fr/2007/Dessin_Peinture_Sculpture/Quelques_Ecoles_Et_Mouvements/3?refnum=4733801
Il n’est pas encore un courant politique. Ca pourrait venir, mais bon...
Chanteur de charme,
Le trou d’air, c’est la zone de silence entre deux esclandres de la part des amis de Sarkozy. Laisse-lui cinq minutes.
http://hugues.blogs.com/commvat/2007/01/no_taxation_wit_1.html
http://hugues.blogs.com/commvat/2006/12/protgezmoi_de_m.html
All,
Je l’aimais bien, moi, Jacqueline Alexandre. Elle nous parlait du terroriste basque Henri Batasuna et d’une nouvelle voiture à six cylindres « environ » (six cylindres en v.). Mais il me semble franchement que Douste-Blazy est son héritier le plus légitime.
Rédigé par: Hugues | mardi 23 janvier 2007 à 16:45
Le "manque de probité" (j'aime beaucoup l'euphémisme; quel talent!) des uns ne prouve pas la turpitude des autres, certes (encore que qui se ressemble s'assemble et toutes ces sortes de choses). Mais compare:
1) Ce gros con de Frêche dit des monstruosités racistes, et Ségo (après avoir dit qu'on pouvait en rester là, mais passons) exige qu'on l'exclue là, tout de suite même que ça devrait déjà être fait, ah mais.
2) Ce petit coq de Montebourg fait une vanne aussi débile qu'insignifiante, et Ségo lui sort illico son carton jaune, son ordre juste, six mois de suspension ferme.
3) Huchon se sert dans la caisse, et Ségo moufte pas. Son compagnon non plus. L'état-major du parti non plus. Aucun député PS non plus. Les débats participatifs non plus.
Non, ça ne prouve rien. Mais ça peut expliquer POURQUOI CES GENS NE ME PARAISSENT PAS SINCERES, ni même tout simplement honnêtes. Pourquoi quand on me dit que la madone des sondages "défend les valeurs", j'ai pas du tout, mais alors pas du tout envie de voter pour elle.
C'est tout...
Rédigé par: Poil de lama | mardi 23 janvier 2007 à 16:59
Si je comprends bien, tu voudrais que la gauche développe en matière économique et sociale le même programme que la droite... Au motif bien connu (et répété à satiété par le Medef et ses valets) qu'il n'y aurait pas, dans le monde moderne tel qu'il est, d'alternative possible, le fameux modèle scandinave servant, au choix (à droite comme à gauche), de fantasme ou de leurre pour faire avaler la pillule.
Tu voudrais par exemple que Ségolène Royal propose, comme Sarko, de maintenir les baisses d'impôt accordées aux plus aisés d'entre nous par le gouvernement actuel, de protéger les plus nantis grâce au bouclier fiscal, à la suppression (camouflée) de l'ISF et à l'abrogation des droits de succession ?... Tu voudrais qu'elle défende des mesures comme le CNE ou le CPE institutionnalisant la précarité ?
Mais dans ces conditions, à quoi sert de voter ? A quoi sert la gauche ?
Rassure-toi, vu comme c'est parti, à moins d'un sursaut, et surtout si Ségolène suit tes conseils plutôt que ceux, avisés, de François Hollande, je crois que tu vas l'avoir ta purge libérale, avec alignement fiscal et social progressif, au nom de la compétitivité de notre économie, sur les pays européens les moins-disants dans ces domaines (l'Allemagne a déjà commencé, il n'y a qu'à lui emboîter le pas). Mais, l'original l'emportant toujours sur la copie, c'est forcément Sarko qui va la mettre en oeuvre...
Rédigé par: Michel B. | mardi 23 janvier 2007 à 17:04
Dans la transformation du PS, il y a, une phénomène d'inertie. Les gens influents que tu entends, puisque ils s'expriment au nom du parti ont été élus au dernier congrès, avant la vague de fond Ségolène Royal. Depuis, tous les verrous ont sauté. Les petites baronnies à l'intérieur du PS sont menacées... Et les états d'esprit que les médias veulent bien détacher ne sont pas révélateurs du parti actuel.
Par ailleurs, la comparaison avec l'UMP (analyse d'Eolas) est pertinente mais incomplète. Il est possible, en effet que le monolithisme de l'UMP soit un avantage électoral. Ce n'est pas sûr. Et de toute façon en cas de défaite de la droite l'UMP ne pourra différer la réforme de la structure du parti.
Mais plus généralement, la perception de l'électorat et en particulier populaire n'a strictement rien à voir avec celle du lectorat de Lieu-Comun. Mettons la différence entre un juge et un juré en matière de droit.
Rédigé par: Lucas Clermont | mardi 23 janvier 2007 à 17:13
J'aime pas qu'on parle de dogme. Je suis parfaitement conscient que la "pureté" idéologique revendiquée par certains sert surtout de cache sexe à un manque de conviction inavouable (surtout pour un militant ou un élu) et que les demandes répétés de "débat de fond" servent de prétexte à d'énièmes concours de rhétoriques qui réduisent la qualité du politique à ses talents d'orateurs. Mais aller parler de "dogmatisme" dès qu'on est pas d'accord avec telle ou telle huile de son parti me paraît un peu limite, surtout si on y rajoute le terme de "gauche qui pense" qui peut passer pour un «moi je pense, toi crétin» assez déplaisant pour peu que le lecteur ne partage pas toutes les convictions de l'auteur de ce texte.
D'autant plus que Hollande s'est pris une volée de bois verts pour ses déclarations malhabiles sur la fiscalité, mais puisqu'on parle des démocrates qui sont estimables, que je sache, pour réduire le déficit américain, Clinton avait prévu entre autre de monter les impôts des ricains les plus fortunés, non? On va taper sur Hollande et l'accuser de dogmatisme quand il fait du Clinton maintenant?
À mon sens, la faiblesse du PS (qu'il partage avec n'importe quel parti politique), c'est d'abord et avant cette forme d'élitisme qui revient en permanence, cette idée (que j'ai trop entendu en interne pendant les primaires) que la société devait être contrôlée par une aristocratie militante qui aurait à la fois les privilèges d'imaginer, de proposer et de sélectionner l'ensemble des décisions politiques, le tout sous la houlette de "sages" vérifiant que les décisions sont conformes à l'inerrante charia idéologique conçue x siècles plus tôt.
Bien sûr, au vue des résultats des dernières primaires, cette conception élitiste du pouvoir et du militantisme, défendue par certains des supporters des deux adversaires de Ségolène est clairement minoritaire, mais elle reste suffisamment importante et bruyante pour que des rappels au "dogme" (c'est à dire à l'idée que c'est l'organisation partisane qui décide de tout) paraissent indispensables aux leaders du PS, Hollande compris (qui doit surtout avoir peur de voir une partie de ses troupes faire campagne contre le PS afin de profiter d'une défaite électorale pour permettre à quelques sous-chefs d'en prendre le contrôle, je doute que le souvenir cuisant du TCE ai disparu).
Quant à Ségolène, elle a affirmé qu'elle donnerai son programme PS/débats participatifs le 11 février, donc je m'abstiendrai de trépigner jusqu'au 11. De toute manière, pour l'instant, la campagne des présidentielles c'est déclarations pas dénués de mauvaise fois des chattering classes dans les médias + buzz internétien, alors bon, on ne peut pas non plus dire que ça a démarré.
Rédigé par: Laurent Weppe | mardi 23 janvier 2007 à 17:15
Hugues, ce serait de mauvais goût de ma part que d'insister ?
J'imagine que oui. Et ma maman m'a bien élevé.
Rédigé par: koz | mardi 23 janvier 2007 à 17:23
Michel B.,
Bah, tu peux faire semblant de lire ça dans ce que j'écris, mais ça ne nous mènera pas loin. Le modèle scandinave sur lequel nous "fantasmons" ou nous nous "leurrons" n'étant, justement, ni un fantasme, ni un leurre, ni le choix du Medef, je ne vois pas vraiment où tu veux en venir.
Expliquer que ce que font les gauches non-chavistes à travers le monde en matière de politique économique et sociale est "de droite" -- fermez le ban ! -- ne nous fait pas non plus avancer d'un iota.
Discutons des mesures et de leur impact, pas de leur positionnement sur le curseur qui va d'un dogme à l'autre.
Lucas Clermont,
Les choses sont effectivement en train de changer au sein du PS, mais l’élection est quasiment imminente,
Laurent Weppe,
Je vois où tu veux en venir avec ta remarque sur la question du dogmatisme et je suis presque d’accord avec toi : mon point de vue n’est pas LE point de vue. Mais est-ce que l’expérience gestionnaire de la gauche européenne que j’observe, avec sa croissance et son chômage faible, peut être opposée valablement et objectivement à notre échec ?
Par ailleurs, je ne te rejoins qu’à moitié sur l’idée qu’il faille attendre le 11 février avant de trépigner. D’accord pour le respect d’un calendrier, pas d’accord pour la mise entre parenthèses du débat.
Koz,
Quoi, sur ce fameux "corpus" ? Mais ta maman serait justement ravie d'adhérer au principe d'ordre juste passant par l'implication citoyenne dans la cité ou la redéfinition du rôle de l'école :
http://hugues.blogs.com/commvat/2006/01/it_takes_a_vill.html
http://hugues.blogs.com/commvat/2006/11/la_terrible_aff.html
http://hugues.blogs.com/commvat/2006/11/la_terrible_aff.html
Sans parler du retour de la décentralisation dans le débat, ou même d'un certain pragmatisme en matière de politique international auquel tu ne crois guère, certes, mais qui en séduit d'autres. Mais, comme le demandait l'accusé aux tortionnaires staliniens souhaitant obtenir son auto-critique dans "L'aveu" : "Pose moi des questions précises !"
Rédigé par: Hugues | mardi 23 janvier 2007 à 17:40
Deux remarques :
1) Une campagne reste un débat poublic. Or, dans un débat public, l'important est de ne pas devenir la cible expiatoire des attaques des participants cherchant à dévier les attaques lancées à leur encontre.
Devenue la tête de turc des proches de Sarkozy, de l'UDF et d'une extrème-gauche qui ne s'accomodera jamais une madonne sectaire et réactionnaire avant l'ultime limite, Ségolène Royal est devenue celle que personne ne défendra plus en son nom. Seul son parti pourra la sauver : en aura-t-il envie ?
2) Le choix fait par la candidate Royal de s'exprimer sur des sujets de politique international fort divers l'expose terriblement. Fait-elle exprès de limiter la portée de son propos à de grandes généralités de White Dead Men sur le monde ?
Rédigé par: Passant | mardi 23 janvier 2007 à 17:43
Hugues, tu éludes, tu éludes...
Ton premier billet est probablement l'un de tes plus longs, certes, mais ce n'est pas la question que je t'avais posée. Tu n'y évoques aucunement Ségolène Royal ou ses idées.
Les deux autres concernent les profs et les 35h.
C'est tout ?
Ca et "le retour de la décentralisation dans le débat" et son "pragmatisme en matière de politique internationale" auquel effectivement je ne crois pas une seconde (bazarder le seul ordre juridique existant au motif qu'un pays ne le respecte pas, c'est comme jeter le code pénal parce qu'il n'empêche pas les crimes) ?
Te "poser une question précise" ? Habile, Hugues. Mais c'est renverser la charge de la preuve. Moi, j'aurais aimé comprendre ce qui a vraiment pu motiver, sur le fond, ton engagement derrière Ségolène Royal.
Et parce que je suis grand seigneur, allez, vas-y, c'est open, je te laisse le choix du sujet. Tu devrais être heureux.
Rédigé par: koz | mardi 23 janvier 2007 à 17:57
Vous semblez découvrir un fait nouveau qui pour moi est très ancien. Le double langage de notre vieille gauche française. Et c’est ce manque de sincérité face à l’évolution du monde qui m’a toujours consternée.
Vos espoirs que SR puisse changer cet état de fait à l’intérieur de son camp me semblent malheureusement une illusion. Qu’a-t-elle déclaré et fait jusqu’à maintenant qui puisse témoigner d’un virage franc vers la social-démocratie souhaitée ? Bien au contraire j’ai l’impression qu’elle oscille plutôt entre la stratégie de séduction en direction des électeurs du FN et de l’extrême gauche.
C’est peut-être là son erreur fondamentale, d’avoir été convaincue que l’électorat social-démocrate lui était acquis. Il semblerait que cela ne soit ni le cas à l’intérieur de l’appareil de la direction du PS, ni pour les militants et sympathisants, qui attendaient des preuves et qui n’ont eu à constater que des revirements, des hésitations, des maladresses et des insuffisances, il faut bien le dire.
Car je ne ferais pas l’injure aux membres du PS d’avoir cyniquement préparé une vaste mystification de l’électeur. Quoique…Sincèrement, ils disposaient de 5 ans pour préparer une reconversion et ne l’ont pas fait.
Rédigé par: vienne | mardi 23 janvier 2007 à 18:10
J'avais cru lire ça :
"D’un côté, un homme de droite parfois présenté comme une menace pour la République reprenait à son compte, les uns après les autres, les arguments régulièrement exposés sur ce blog en matière de fiscalité, de temps de travail, de contrôle des dépenses publiques, voire d’autonomie des universités".
Ou ça :
"Clairement, les propos de Sarkozy, s’ils passeraient inaperçus dans n’importe quel « manifesto » travailliste, ne choquent personne non plus dans les cercles de la gauche « qui pense »".
Ou encore ça :
"j'explique justement, au début de cette note, que je suis tout à fait en phase avec les propositions qu'il (Sarkozy) fait, à quelques bémols près. Je dis aussi que rien n'empêche la gauche de porter les mêmes idées sans perdre son âme".
Mais peut-être ai-je mal lu...
PS 1 : Un sujet de billet intéressant : quels sont les éléments du programme socio-économique de l'UMP avec lesquels la gauche non archaïque ne devrait pas être d'accord ? Y en a-t-il de ton point de vue ?
PS 2 : OK avec toi, avec Sarko et avec tout le monde pour optimiser la gestion des dépenses publiques et les services de l'Etat.
Rédigé par: Michel B. | mardi 23 janvier 2007 à 18:30
Chirac a réussi en 1995 à faire croire qu'il portait un projet solidaire (la lutte contre la "fracture sociiale")
12 ans de chiraquisme plus tard Sarkozy parviendrait à passer pour pour un social-démocrate?
affligeant...
Et la suppression des droits de successions, l'incitation fiscale à l'endettement (pour accession à la propriété principalement), le "bouclier fiscal" (renoncement à la progressivité de l'impôt pour les plus riches), l'impôt présenté comme confiscation stérile des fruits de l'effort ou le temps de travail présenté comme étant librement choisi par le salarié... c'est social-démocrate tout cela?
DSK est toujours au PS. Sociaux-démocrates troublés par ce début de campagne, appelez à son retour au premier plan, au côté de Ségolène Royal.
Rédigé par: Guillaume | mardi 23 janvier 2007 à 22:52
Hugues,
sur le coup du Quebec, sans doute cela fera-t-il pschitt au niveau de l'Onu. Il n'y pas de sanctions à craindre du coté du conseil de securité, ouf ! Et comme l'a dit Taubira, le Canada ne declarera pas la guerre a la France.
mais sur le fond, la derniere gaffe (celle d'aujourd'hui n'est pas encore apparue à l'heure ou j'ecris) est tout de même choquante. qu'aurais-tu pensé d'un pretendant au poste de PM du canada qui exprimer à Jean-Guy talamoni sa sympathie pour la souveraineté corse ?
Neanmoins, toute cette accumulation de bourdes fait de plus en plus de taches sur le virginal etendard-programme de la democratie participative (virginal, car pour l'instant on attend avec impatience ce qu'il va bien pouvoir en sortir de concret, mais parait-il que ce sera pour le 10 ou le 11 fevrier).
Moi je dis qu'il y a du Edith Cresson dans cette femme. J'attends avec inquietude le "J'ai beaucoup de sympathie pour toutes vos fourmis" lors de son voyage au Japon, ou "Les valeurs gays de la société britannique sont proches des valeurs socialistes que j'incarne" si elle osait faire une petite visite a Tony Blair (ce monsieur qu'il est tres bien mais que j'ai pas le droit de le dire, sinon Besancenot va me piquer des voix et Melenchon sortira une reflexion macho)
Au final, je crois que c'est Ségolene qui va faire pschitt, et qu'il n'y aura alors plus qu'a esperer que Bayrou soit devant Le Pen pour avoir un vrai choix.
Rédigé par: Plume de Lezard | mercredi 24 janvier 2007 à 12:07
Polémique en carton, polémique en carton...
Ca l'aurait été si le gouvernement canadien n'avait pas renvoyé Royal dans les cordes.
Rédigé par: protéïnique | mercredi 24 janvier 2007 à 12:16
C'est marrant, on se croirait revenu en 1995.
D'un côté un candidat d'une droite dure qui se pose momentanément en défenseur de la veuve et de l'orphelin, s'efforce de capter toutes les sympathies et évoque Jaurès, Guy Moquet, Zola, Hugo, etc. (Et après Vienne vient nous parler ci-dessus du double langage de la gauche française... A se tordre de rire!)
De l'autre côté, on a une candidate de gauche que tous veulent présenter comme une incapable, voire une idiote pour les plus distingués...
Je vous rappelle juste qu'en 1995, Chirac s'est vite rappelé qu'il était de droite, et c'est bien lui qui s'est montré un peu léger avec la dissolution, en donnant à Jospin l'occasion d'afficher un excellent bilan.
Alors ça commence comme en 1995, mais il faudrait pas que ça se termine comme en 2002...
Rédigé par: Mathieu | mercredi 24 janvier 2007 à 12:49
Quand on vous dit que Bayrou sera présent au deuxième tour !!!
Rédigé par: Tlön | mercredi 24 janvier 2007 à 16:11
à Mathieu
Si NS appartient pour vous à la droite dure, où situez vous Le Pen ?
Il me semble que depuis 1981 le PS et le PC ont fréquemment convolé en noces et s’apprêtent à le faire à nouveau…Le cadeau sera de combien de ministres promis cette fois-ci ???
L’ennui ce qu’entre l’extrême gauche et la social-démocratie il y a un tel monceau de couleuvres à faire avaler aux électeurs qui auront de plus en plus de problèmes d’écoeurements…
Rédigé par: vienne | mercredi 24 janvier 2007 à 18:43
Le Pen il se situe dans la catégorie des apprentis dictateurs/ennemis de la République/anti-démocrates/nostalgique du régime fantoche de 40/facho pas subtil, choisissez l'expression qui vous conviens le mieux, en tout cas, dès lors que quelqu'un poursuit l'objectif d'instaurer une tyrannie à son nom, les épithètes "droite" et "gauche" qu'on lui colle ne sont plus que des décorations sans grande importance: Le Pen n'est pas "plus à droite" que Sarko, il est adepte de la dictature, point final.
Quant à "l'affaire québécoise" faut pas pousser: à la différence de la Corse, le Québec n'a pas la population d'un gros arrondissement parisien, et ses indépendantistes sont un peu moins mafieux et adeptes du nettoyage ethnique que la clique à Talamoni (sans compter que leur soutient dans la population est sans commune mesure avec des indépendantistes corses qui prétendent représenter le peuple corse mais qui n'obtiennent même pas un cinquième des voix exprimées au second tour des régionales, et encore, parce que le noyau dur de racistes qui vote FN sont allé voter pour eux), d'autant plus qu'il y a déjà eu des référendums sur l'indépendance du Québec, aussi, qu'on soit d'accord ou pas parler d'indépendance du Québec est quand même moins ridicule que de parler d'indépendance de la Corse, du Pays Niçois ou des Ardennes.
Après, c'est sûr que c'est la mode de décréter que Ségolène est une demeurée , mais ça rejoint ce que j'avais écrit sur les talents oratoires: si toi savoir prononcer avec emphase un discours que t'as même pas écrit et dont tu comprend pas tous les mots, toi grand orateur, donc toi très fort et très doué. Si toi pas faire l'effort de chanter tes discours, toi pas bon orateur, donc toi débile.
Rédigé par: Laurent Weppe | mercredi 24 janvier 2007 à 19:16
@ vienne:
Je ne vois pas le rapport avec Le Pen. Je rappelais juste le fossé entre le discours de Sarkozy et sa politique pour vous montrer que le double langage est dans tous les camps.
Evoquer les noms cités plus haut quand on a un programme comme celui de Sarkozy, c'est comme parler de rupture en étant ministre d'Etat: ça s'appelle de la mystification!
Après, sur sa politique à venir, telle qu'il la présente elle ne me pose aucun problème, mais j'ai comme un petit doute sur sa sincérité... Et on sait où ça mène de voter d'après les promesses de campagne...
Rédigé par: Mathieu | jeudi 25 janvier 2007 à 14:02
Autre défaut : l'ego de Ségo ne cesse d'enfler.
Une preuve de plus dans le billet éponyme d'hier sur le blog www.thedino.org
Bisous,
Rédigé par: su-ji wong hi | mardi 30 janvier 2007 à 23:02