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mardi 17 juillet 2007

Le retour du ségolisme

Ségolène Royal fait son autocritique et admet « enfin » sa défaite. Mais de quelle défaite parlons-nous au juste ?

ConfessionLe débat peut bien se poursuivre sur la pertinence de la présence d'hommes de gauche dans un gouvernement de droite, les exégètes peuvent bien s'affronter sur les ressorts intimes des choix d'un Kouchner ou d'un Bockel, Martin Hirsch trace sa route... Resté sur le bas-côté, l'ancien patron d’Emmaüs se serait contenté de publier des tribunes dans Le Monde sur la nécessité de transformer le RMI en instrument effectif de retour à l’emploi. Haut-commissaire aux « solidarités actives », il ségolise discrètement l’action du gouvernement avec son RSA, un dispositif visant à lutter contre les « trappes à pauvreté » en préservant les avantages sociaux annexes des RMIstes reprenant une activité.

L’idée n’est pas neuve et doit tout au blairisme. Elle marque pourtant une vraie révolution dans l’approche française du versement d’une allocation comme le RMI. Jusqu’à présent, accepter un job n’était pas nécessairement « intelligent », si la perception d’un salaire était le corollaire d’une suppression immédiate de la CMU, de la gratuité des transports et de tout un tas de prestations découlant du statut de RMIste. Une attitude qui ne faisait d'ailleurs pas du chômeur de longue durée un affreux flemmard, mais bien un acteur économique rationnel arbitrant entre les possibilités de s’en sortir s’offrant à lui : si, avec un SMIC, voire un demi-SMIC dans le cas d’un emploi à temps partiel, votre niveau de vie devient inférieur à ce qu’il était lorsque vous touchiez le RMI parce que vous perdez le bénéfice d’une allocation logement ou de tarifs spéciaux pour la cantine des enfants, quel est le sens du travail ?

Le programme actuellement testé par Hirsch permet aux RMIstes qui reprennent une activité de conserver une partie de ces avantages pour un certain nombre de mois, voire d’années, afin de remettre en selle des gens que le système avait enfermés dans un rôle d’assistés à vie. Le RSA, ce n’est pas du Sarkozysme, du « travailler plus pour gagner plus ». Le RSA, c’est précisément l’application de ce que le ségolisme proposait : une société solidaire pour des citoyens responsables. Mais bon, qu’importe le flacon...

*

Je ne suis pas le seul à évoquer ce qu’aurait pu être le ségolisme ces jours-ci. Même la ségoliste en chef s’y met, à l’occasion de son autocritique d’hier. La candidate socialiste, s’exprimant devant un parterre d’élus et de proches du PS, s’est ainsi accusée d’avoir été insuffisamment capable de défendre et d’expliquer son concept de démocratie participative, d’avoir commis « des erreurs », bref, d’avoir elle-même contribué à sa propre défaite...

Mais je persiste à penser que les pachydermiques camarades qui la désignaient comme une usurpatrice, une espèce d’OVNI incompétente, ont plus fait pour couler leur candidate que pour l’aider à rendre son discours plus explicite. Jacques Généreux, un économiste proche d’Emmanuelli, soit le membre d’un courant dont la vision d’une gauche « moderne » n’intègre vraisemblablement pas les expérimentation sociales hirschiennnes évoquée plus haut, résumait d’ailleurs assez bien la manière dont Ségolène Royal était perçue par l’élite de la rue de Solferino : « Ségolène Royal a mené sa campagne en méprisant le parti (...). Elle était dans l’improvisation (...). Elle n’a pas mené la bataille idéologique pour les valeurs de la gauche (...) en gardant une ligne franchouillarde proche des idées de droite. (...) C’est une télévangéliste illuminée ».

Une « télévangéliste illuminée »... Hum, Ségolène Royal pourra bien se livrer à toutes les autocritiques possibles, se rouler à loisir dans la cendre,  on voit mal ce qu’elle pouvait attendre d’un appareil qui la voyait comme un tel poids mort et a, finalement, construit lui-même, au moment de la campagne d’investiture, cette image de « cruche » qui devait devenir le principal handicap de la campagne. BHL, qui n’a pas peur des clichés lorsqu’ils ont le mérite d’être appropriés, rappelle justement dans Libération à quel point « certains la soutenaient comme la corde soutient le pendu »...

*

Mais bon, puisque le PS est en rade — et pour longtemps —, puisque l’action est ailleurs, il est logique de voir les hyperactifs prendre la roue de l’hyperprésident. Jack Lang, dont on redécouvre qu’il est agrégé de droit constitutionnel en plus d’être organisateur de festivités musicales, fera donc partie de la commission Balladur chargée de plancher sur la modernisation des institutions. Bon, l’homme est une girouette opportuniste et l’histoire un peu minable de sa conversion au ségolisme avait pu faire ricaner dans les chaumières : on se souvient en effet de la manière dont il avait bloqué, in extremis, la parution d’un livre dans lequel il tenait à l’égard de la belle du Poitou des propos que ne renierait pas Jacques Généreux... Bah, tout ça est derrière nous et s’il peut se rendre utile, pourquoi pas ?

Passé la minute d’étonnement, je finis par me rendre à l’évidence : l’engagement politique, s’il a vraiment du sens dans une vie d’homme, ne peut se réduire à l’appartenance partisane. Si Kouchner a le sentiment qu’il peut servir à quelque chose au Soudan et au Kosovo, si DSK peut rendre son lustre au FMI, si Hirsch peut être efficace dans sa lutte contre l’abrutissement de l’assistance sans issue, si même Lang peut apporter sa pierre à une réforme constitutionnelle bienvenue, qu’ils le fassent. De fait, et compte tenu de la nature des rancœurs qui s’expriment aujourd’hui au PS, il n’est même pas évident que ces derniers aient pu disposer de la même marge de manœuvre à l’intérieur d’un gouvernement de gauche, la capacité de nuisance des contempteurs du ségolisme étant d’un autre calibre que les protestations d’Arlette Grosskost, chef de la fronde anti-ouverture à l'UMP, à l’égard du sarkozysme. Fiscalité sur les successions et élimination de l’excuse de minorité mises à part, nous ne somme plus très loin de ce qu’aurait pu initier une Ségolène Royal aux coudées franches. Et avec (partiellement s’entend) la même équipe, par-dessus le marché...

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Oui, mais non ...

Le RSA, amusant exemple ... Sans doute bonne idée, s'il était appliqué ... 25M€ pour Hirsch et son programme, 15Mds€ de cadeux fiscaux inefficaces voir dangereux, en plus d'être injustes (ce qui je sais ne préoccupe plus beaucoup la 3è gauche et demi). Ca c'est du social. J'avais pas vraiment entendu ca dans la campagne de Royal, pas plus que les peines planchers (sans aucun rapport, mais jusqu'ici, la fin de la grâce présidentielle est la seule mesure avec laquelle je sois d'accord), la réforme des université n'aurait pas été la même (personnellement, j'en ai marre qu'on pense enseignement supérieur = université, alors que c'est complètement faux, alors que c'est l'enseignement supérieur dans son ensemble qui doit être réformé), la réforme des institutions non plus etc etc ...

Je suis d'accord et pas d'accord avec vous sur un point. Oui le PS ne l'a pas soutenu, parce qu'effectivement, les apparatchiks majoritairements ne la soutenaient pas. Ce qui ne veux pas dire que ceux qui a soutenaient sont bien meilleurs, et n'ont pas contribués de leur manière à la non évolution du PS depuis 5 ans. Ensuite, oui, c'est scandaleux, nous sommes quelques uns, même parmi ceux qui comme moi ont voté pour elle en interne, à trouver qu'elle n'a pas fait une excellente campagne (le coup de raccompagner les fliquettes lorsqu'elle sortent tard, pourquoi pas, mais est-ce du niveau d'un débat présidentiel, le président de la république ne peut pas et ne doit pas être derrière chaque directeur d'administration pour verifier la place des tampons), ses déclarations sur le CNC qui a nécessité 3 jours d'éclaircissement, et j'en passe ... C'est aussi totalement scandaleux que certains socialistes, puisqu'elle était la candidate du PS, juge qu'elle aurait du défendre aussi le projet du Parti ... N'était-il pas là pour ça ? On peut en discuter (et je pense qu'effectivement, c'était une erreur), mais le projet ayant été écrit avant l'investiture (il était d'ailleurs fort mauvais), il s'imposait aux candidats à la candidature. La seule chose dans tout cela, c'est que Roiyal a fait bougé ce Parti pour la première fois depuis des années et il faut s'en réjouir. Etait-ce la bonne direction, je suis assez circonspect ...

Quand à ceux qui participent à l'ouverture ... Il y a plusieurs différences. Besson est hors catégorie. Pour suivre activement les propos des sieurs Kouchner et Bocquel depuis des années, il est évident qu'ils ont plus que des proximités idéologiques avec le gouvernement auquel ils appartiennent, c'est plus une régularisation d'un fait établi. On ne peut pas vitupérer les "droitiers" et ensuite insulter les "traitres", il est bien qu'ils aient fait un choix qui me semble naturel. Monsieur Hirsch ne doit rien au PS, s'il croit être utile ...
Après pour les missions, les gens qui y participent ont tout à fait le droit de le faire, le PS n'est pas le PCF, nous ne pratiquons pas le centralisme démocratique. Mais que monsieur Lang, par exemple, qui y va en son nom propre ne s'étonne pas si après cela, nous ne nous sentons pas engagé par ce qu'il aura pu dire dans cette commission s'il ne défends pas la position d'un parti auquel, après tout, il doit ses investitures et donc probablement ses mandats ... Si monsieur Sarkozy veux dialoguer avec la gauche et l'opposition, tant mieux, mais que ces interlocuteurs soient représentatifs de celle-ci serait peut-être bien, non ??

On a beau retrouner le probleme dans tous les sens, meme avec un parti fort et derriere elle, une plus longue preparation cela ne changera pas son principal probleme : elle ne sait pas s'exprimer.
President c'est un job de public relation, il est imperatif de s'exprimer correctement afin de convaincre les Francais des pires choses, a 50 ans c'est trop tard pour apprendre a parler.
Si le PS tient absolument a presenter une femme, qu'il aille debaucher Dati. Il faut faire vite quand meme, il ne reste que 10 ans.

"nous ne somme plus très loin de ce qu’aurait pu initier une Ségolène Royal aux coudées franches. Et avec (partiellement s’entend) la même équipe, par-dessus le marché..."

Il aurait suffi pour ce faire qu'elle l'annonce durant la campagne. Mais, hélas[*], elle ne l'a pas fait.

[*] attention : polysémie.

Concernant la problématique du RMI et du RSA je peux vous conseiller ce rapport sénatorial qui avait balayé la question dans son ensemble :
http://www.senat.fr/rap/r04-334/r04-334.html

De mémoire et pour résumer.
La multiplicité des aides directes et indirectes créent effectivement des effets de seuils.
Un effort a été entrepris avec succès pour corriger ces effets de seuil sous le gouvernement Jospin
Il reste des cas particuliers pour lesquels ces effets de seuils subsistent.
Principalement pour les temps partiels
Ce phénomène de trappes a des limites. Un nombre non négligeable (désolé je n'ai plus les références) de RMIstes accepte une baisse de leur revenus pour reprendre un travail car ils y trouvent autre chose (une satisfaction personnelle, une meilleure estime de soi...).
Le RSA aura donc plus un effet de lutte contre la pauvreté qu'une incitation à reprendre le travail.
L'un des problèmes important est le temps partiel subi. Beaucoup de salariés qui bénéficeront du RSA souhaiteraient travailler plus à temps pleins mais ne peuvent pas faute d'opportunités.

Dans le rapport, Martin Hirsh , interrogé sur le RSA qui n'était à cette époque qu'une idée, mettait d'ailleurs en garde contre un dévoiement du projet qui conduirait à financer le temps partiels.

C'est un débat auquel je n'ai pas de réponse mais une opposition constructive pourrait bien le poser. (enfin je dis ça j'y crois pas)

Bien d'accord avec toi: le plus déprimant c'est le sentiment qu'au fond, si Royal avait gagné, elle n'aurait pas pu aller aussi loin que Sarko, étant d'abord en butte aux soupçons de son propre parti...

A propos du RSA. Que les gens doivent travailler pour être payés ? Oui, c'est un bon principe. Mais que tu veuilles à toute force que cette idée de bon sens doive tout à ton ami Tony Blair me fait doucement rigoler. Il me semble que n'importe qui de bon sens a toujours pensé ainsi, de toute éternité. Mais bon, si tu veux absolument que le bon sens doive tout au blairisme et donc à la gauche, libre à toi. Tiens, par exemple, je lis dans Saint Paul (il était en forme, ce jour-là) : "Si tu ne travailles pas, ne mange pas." Mais sans doute Paul doit-il aussi tout au blairisme, par anticipation s'entend...

Simon,
Trop de choses dans ce commentaire pour une réponse rapide. Je me contenterai d'un ou deux éléments : elle a effectivement « commis des erreurs » dans le courant de la campagne. Oui, qui n’en fait pas des erreurs. Sarkozy en a commis, des erreurs, mais il avait un appareil structuré et motivé derrière lui. La différence de base entre les deux candidats était là.

Enfin, si Kouchner et Bockel sont « de droite », moi aussi. Et un bon 40% du PS avec nous. Ca fait beaucoup de traîtres.

Scope,
Oui, tu as raison, Bush est un maître de l’expression orale. C’est pour ça qu’il a été élu et réélu. Et ne vient pas m’expliquer que les Américains étant incultes, bla bla bla, ils éliraient n’importe qui. NOUS élisons et réélisons nous-mêmes n’importe qui quand l’occasion se présente.

Passant,
Elle l’a fait. Plusieurs fois.


Duncan,
Le RSA n’est pas destiné aux seuls temps partiels et cherche effectivement à remettre des gens au travail qui avaient abandonné tout espoir. Mais, et c’est une première en France, il va être testé de manière « scientifique » avant d’être généralisé. S’il est efficace, nous le verrons, s’il doit être amendé, nous ne le verrons aussi.


François Brutsch
Précisément.


François X,
D’accord, il faut rendre à César ce qui lui appartient. Mais il serait assez étrange d’aller donner à Saint Paul ce qui est à Tony dans ce contexte. Saint Paul était plutôt thatchérien. Il demandait au pauvre d’aller gagner son pain à la sueur de son front no matter what. Il ne se demandait pas si la modification des structures économiques sous l’effet d’un choc technologique, de la globalisation et de la tertiarisation de la société n’avait pas transformé le marché de l’emploi au point de rendre plus difficile la reprise d’activité d’un chômeur.

Saint Hirsch, lui, est blairiste au sens où il ne montre pas le pauvre du doigt en lui disant « Sale fainéant, va bosser ou je te botte le cul ! » Il lui dit, au contraire, « Je vais t’aider à remettre le pied à l’étrier en t’incitant à reprendre contact avec la société, à y reprendre un rôle, sans que ça ne rende ta situation encore plus insupportable en te supprimant les quelques éléments qui te maintenaient la tête hors de l’eau ». Tu saisis la différence ?

Les « trappes à pauvreté » ont été théorisées par les gauches américaines et britanniques, qui ont cherché à éroder les effets de seuil qui faisaient obstacles au retour à l’emploi. Ces mécanismes ne génèrent pas de jobs et s’il n’y a pas de boulot, ils ne changeront rien à la situation, mais ils éliminent les freins lorsqu’il y en a. Ils s’agit donc d’une mesure parmi d’autres. Amen.

@ Hugues

Je ne dis pas que Bocquel et Kouchner sont de droite (quoi que leur présence cautionne un certains nombre de chose qui horripilent le militant lambda, Strauss Kahnien, bien plus libertaire que ces messieurs). Je dis que leur passage "à l'ennemi" (on est quand même dans une démocratie plutôt apaisée donc le terme est trop fort) n'est pas incohérent avec leur propos.

Je te signale que Bocquel a défendu une motion qui a fait 1% en 2005, et que Kouchner n'a jamais pris position en interne (ni même obtenu une quelconque investiture des militants) donc l'estimer représentatif de quoi que ce soit est hardi. Quand à la majorité du PS que je fréquente depuis 5 ans, je crois que je me serai rendu compte si elle était Bocquellinenne (malheureusement, je pense que les "barons" locaux sont strictement opportunistes, et les cadres Hollandais, avec comme corrolaire une incapacité totale à décider). Maintenant, si tu penses que je dois me désinscrire des listes électorale dit le moi (parce que franchement, si l'avenir de la gauche c'est Bocquel, je préfère que cette gauche là ne gagne jamais, c'est mon petit coté gauchiste insupportable).

Hugues on est d'accord.

Je signalais juste que les trappes à inactivité (à ne pas confondre avec les trappes à pauvreté) pour une reprise du travail en temps complet avaient été supprimées par le gouvernement Jospin.

En plus de rationnaliser et simplifier toutes les aides actuelles, le RSA va en plus s'attaquer aux trappes d'inactivités pour une reprise du travail en temps partiels.

Ce qui pose un débat intéressant : est ce à l'Etat de subventionner des emplois à temps partiels, parfois (souvent) subi ? A cette question le gouvernement Jospin avait répondu non.
On peut aussi se dire qu'il vaut mieux que quelqu'un travail à temps partiel plutôt qu'il reste au RMI, pour ne pas encourager les paresseux si on veut véhiculer un vieux cliché de droite ou plus sérieusement pour aider à recréer du lien social, à redonner une estime de soi ou redonner un point d'entrée dans le marché du travail.

«l’engagement politique, s’il a vraiment du sens dans une vie d’homme, ne peut se réduire à l’appartenance partisane»
L’engagement politique c’est aussi participer à l’établissement d’un débat démocratique clair. Les ralliés à NS se réclament d’une relations directe avec celui qui les a désignés. Leur positionnement est centré sur leur personne et sur les relations personnelles entretenues avec le Président. Au-delà de cela ils prétendent s’affranchir de tout cadre insitutionnel (partisan, constitutionnel, etc.). Se faisant, ils négligent le fait que ce cadre institutionnel (aussi criticable qu’il soit) est construit pour garantir au citoyens une certaine clarté et une certaine stabilité. Ainsi la solidarité gouvernementale permet aux citoyens d'être certain que les membres du gouvernement partagent une vue commune des politiques menées. Kouchner ou Amara par exemple peuvent bien invoquer leur relation personnelle avec NS, ils n’en sont pas moins solidaire de toutes les mesures gouvernementales, du RSA à la nième loi sur l’immigration, de la réforme de l’université au bouclier fiscal, sans pouvoir trier.

Bush s'exprime tres bien et avec beaucoup d'humour ! Sur le fond c'est autre chose. Mais helas le fond ne compense pas la forme chez Segolene.
Donc je pense vraiment qu'il faut engager quelqu'un capable de s'exprimer clairement en Francais pour le boulot.

Ca fait quand même un peu "je fais mon autocritique mais tout est quand même la faute du parti", non ?
(ou c'est moi qui me fait des idées ?)

Cher Hugues, Paul dit "Si tu ne travailles pas, ne mange pas", et au jour du Jugement, le Seigneur dira "Chaque fois que tu as donné à manger à un pauvre, c'est moi que tu as nourri" : Blair, comme Hirsch, comme Sarko tentent de tenir les deux bouts de la chaîne et c'est très bien. Révolution blairiste ? Evidence pour un esprit nourri au bon lait du conservatisme...

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