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lundi 04 février 2008

Gauls just wanna have fun

La mise en œuvre du rapport Attali est indispensable. Et en plus, qu'est-ce qu'on s'amuserait...

Astrix Je veux bien parier que, pour dix critiques du rapport Attali, huit au moins sont fondées sur une perception-réflexe de ce que représentent, chacun dans leur genre, et le « libéralisme », et l'agaçant patron de la commission sur la libération de la croissance. Mais c'est peut-être faire preuve d'un peu trop d'optimisme : j'attends encore de rencontrer quelqu'un ayant effectivement lu ce texte. Après tout, une semaine après la démission fracassante de Michel Rocard, le « salaire au mérite » reste brandi comme la preuve du biais droitier de la commission Pochard !

Il n’est pourtant pas difficile à dénicher, le rapport Attali. Disponibles gratuitement sur le site de la Documentation française, ses 316 propositions et les arguments qui les valident attendent le lecteur qui ne se satisferait pas du baratin que lui servent, dans une belle harmonie bilatérale, Raffarin et Mélenchon. Il n’est pas difficile à dénicher et certainement moins complexe à ingurgiter qu’un traité européen ― même « mini ». Mais il semble que le pré-mâchage idéologique suffise à l’alimentation du débat : dans un pays de gastronomes, c’est assez déconcertant.

Connaissant les ressorts qui font dire, à droite comme à gauche, que la France ne saurait survivre à pareil remède de cheval, je ne prétendrai pas avoir été surpris par un tel accueil. D’abord, les rapports semblent être faits pour être enterrés les uns après les autres. Et je me demande qui pourrait fournir un exemple, un seul exemple, d’une vache sacrée immolée sur l’autel d’une commission ad hoc. Alors 316 bêtes à cornes d’un coup, tu parles d’une hécatombe...

Vue de gauche, la commission Attali est essentiellement une commission de droite. Initiée par Nicolas Sarkozy, présidée par un traitre, composée de banquiers et d’entrepreneurs, elle ne pouvait évidemment pas proposer quoi que ce soit de progressiste. Vue de droite, elle bouscule les habitudes de ces myriades d’élus nourris aux indemnités de conseil général et grands amateurs d’oligopoles commerciaux. Mais vue d’ailleurs, elle serait plutôt le moyen de remettre, d’un seul coup d’un seul, la France en mouvement en lui offrant le kit complet du pays qui gagne. Oui, qui gagne. Qui ne perd plus, quoi.

On a pu constater, non sans surprise, avec quelle souplesse les Français se sont pliés à la nouvelle réglementation anti-tabac ; avec quel enthousiasme les syndicats ont négocié l’évolution du code du Travail ; avec quel réalisme, finalement, les cheminots et autres électriciens ont accepté cette (quasi) réforme de leurs régimes spéciaux de retraite... Qui peut croire qu’une mise au pas des corporations les plus archaïques, un pari sur l’éducation et la technologie, une simplification générale des procédures administratives, une réduction du train de vie de l’Etat, une élimination de la fracture numérique, une meilleure insertion des entreprises dans l’économie mondiale, une expansion de la production d’énergies renouvelables, un renforcement de l’attractivité touristique et économique de la France, la mise sous conditions de ressources des allocations familiales, etc.,sont a priori, dans leurs principes, des perspectives dont les Français devraient avoir peur ?

Je lisais, dans le numéro de janvier de Prospect ― revue à laquelle ma belle-sœur a eu la riche idée de m’abonner pour Noël en remplacement de cette sempiternelle bouteille de brandy espagnol ―, une analyse assez bien vue de l’Irish Miracle. Oh, pas tant de la métamorphose du pays le plus pauvre d’Europe occidentale en pays le plus riche du monde ― ça, c’est déjà de l’histoire ancienne ―, mais plutôt du changement dans la manière dont les Irlandais se perçoivent eux-mêmes. Colonisés, maltraités, affamés, méprisés, poussés à l’exil, ils s’étaient habitués, des siècles durant, à jouer les troisièmes couteaux. Que cette nation de bergers et de chômeurs soit devenue « the Celtic Tiger » n’est pourtant pas une mince affaire : la Creuse passe-t-elle pour la nouvelle Silicon Valley ? Que des fils de maçons dublinois soient devenus les principaux players du marché immobilier londonien n’est pas non plus anecdotique : le fils d’un OS algérien de Billancourt est-il devenu le patron de Renault ?

Les Irlandais se pensaient insignifiants et, à vrai dire, ils n’avaient pas tort. Et sans doute les plus de quarante ans se souviennent encore de l’avant-boom, de ces dimanches après-midi passés à ramasser de la tourbe en famille, histoire d’économiser sur le charbon de chauffage. Les plus jeunes, eux, partent claquer leurs euros à New York chaque week-end et s’offrent des pied-à-terre à Paris avec leur bonus de fin d’année. J’exagère : demandez ce qu’ils en pensent aux centaines de milliers de Polonais qu’accueille désormais ce petit pays de quatre millions d’âmes...

Les Français, qui ne sont pas insignifiants et ne l'ont jamais été, se voient désormais comme des Irlandais d’hier : petite nation fatiguée et ballotée par les événements, incapable de peser sur son destin, à la merci des Chinois, des Indiens, des Américains, de Bruxelles... Agrippés à un modèle dont ils passent leur temps à dénoncer les insuffisances en brûlant des voitures dans les rues, ils seraient néanmoins, nous serine-t-on, absolument rétifs au changement. Non : à l’idée même du changement. La seule évocation des bouleversements suggérés par Attali et son gang d’apprentis-sorciers leur donnerait d’ailleurs des boutons, attachés qu’ils sont à leurs élections cantonales, leur pénurie de taxis, leurs charges de notaires et leurs courses au Carrefour. Il le sait bien, d’ailleurs Raffarin, dont le passage à Matignon restera dans l’histoire comme un grand moment de croissance et de prospérité. Il le sait bien, Mélenchon, dont la présence au Sénat est la garantie d’une vraie légitimité politique.

C’est une intuition qui n’engage que moi (et le social-libéral en col mao, évidemment), mais je suis convaincu que le blitz sociétal, la tornade administrative, le tremblement de terre économique attalien est non seulement souhaitable, mais secrètement désiré par les Français. Qu’ils n’attendent que ça pour sortir de leur dépression chronique, de cette spirale défaitiste dans laquelle ils sont présumés se complaire. Oui, tout, tout de suite ! Ah et comment dit-on « What's the craic ? » en gaulois ?

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Donc de gauche, la critique est illégitime pasqu'elle ne s'occuperait que des mecs qui ont pondu le texte, de droite, la critique est naze pasque elle bouscule je saispas trop quoi, et heureusement, "vue d'ailleurs", c'est une super réforme?

Une bien belle analyse en profondeur du rapport et des gens qui la critiquent, ma foi.

Tu reviens en forme, toi !

Xuelynom,
Ce n'est pas le cas ?


Gilles,
Merci. Je suis d'ailleurs assez fier de mon titre.

merci pour l'analyse et, surtout, le lien de telechargement, que j'etais trop fatigue pour chercher moi-même. Telechargement effectue, j'ouvre le rapport et cherche comme d'habitude la table des matieres et le nom des auteurs. Je ne vois que celui d'attali, alors qu'il me semble que des dizaines de gens ont participé à la commission. C'est moi qui ais la berlue ou les membres de la comission sont passes à la trappe ?

On notera que je viens de m'abstenir du moindre commentaire sur un texte que je n'ai pas encore lu...

Je n'ai pas eu le temps de lire le rapport, ni celui de le commenter, mais les critiques que j'en ai lues s'appuyaient sur des lectures du texte et non sur une attaque ad personam des membres de la commission...
Tu as besoin d'être aussi virulent ? Ce serait peut-être plus efficace de fournir une analyse argumentée que de gloser comme tout le monde sur l'impossibilité de réformer la France...
Ensuite, que l'Irlande ait fait des progrès considérables ne nous informe pas vraiment en soi sur la qualité du rapport Attali je crois.
Et puis, franchement, aller dépenser mes euros tous les week-end à New York (ou à Paris, pour un provincial comme moi ce sera déjà bien...) c'est pas vraiment mon rêve de société !

4degresnord,
De rien.


Colin,
Pour les attaques personnelles, tu as sans doute loupé Mélenchon.

Mais je ne suis pas "virulent" et encore moins dans le registre "la France n'est pas réformable" puisque je dis exactement et clairement le contraire.

Enfin, mais je suppose que tu cherchais vraiment la petite bête, je ne suis pas en train d'expliquer qu'il faut à tout prix que les Français, eux aussi, aillent passer leur week ends à New York mais qu'il est fascinant de voir un pays transformé à ce point en si peu de temps. De nombreux Irlandais ne vont même jamais à New York, mais ils vivent de manière confortable, mangent à leur faim, voient l'avenir avec optimisme. C'est une nouveauté pour ce pays.

En-ri-chis-sez-vous!

Je ne sais pas si tu as raison, Hugues, mais le vieux soixante-huitard que je ne suis pourtant pas reste persuadé qu'on ne tombe pas amoureux d'un taux de croissance. Je me fous complètement d'être plus riche que les Albanais ou les Moldovalaques, je m'en fous complètement de pouvoir aller claquer mon fric à Las Vegas ou à Quillacollo (Bolivie). La démocratie, le logement social, la paix au fin fond de l'Afrique, les traitements humains pour les vieux et les petites fleufleurs poussant dans les décombres des centrales thermiques, ça peut m'intéresser. Mais tes montagnes de pognon, je m'en fous complètement. Pire: ça me déprime!

Commencer par Jaurès et finir par Guizot... Bon Dieu que c'est mesquin, l'histoire des socialistes français!

Et le violeur d'arguer que la victime était "secrètement" consentante ...

C'est vrai que j'ai loupé Mélenchon, donc peut-être que ta réaction sur ce point est dans le vrai (et c'est peut être pour ça queje te trouve virulent). Moi je pensais plutôt aux réactions que j'ai pu lire sur des blogs ou au "contre-rapport" de la Forge.

Après pour le ouikenne à New York, je me doute bien qu'il ne faut pas prendre la petite phrase au premier degré...c'était plus pour exprimer un rejet de jugements qui se fonderaient avant tout sur le pognon qu'on gagne et qu'on dépense...

Le souci, en l'espèce, c'est que la victime hurle au viol quand on la touche à peine et elle redouble ses plaintes si quand on détourne le regard...

(c'était pour vince, bien sûr)

Je n'ai pas encore lu le rapport non plus. Mais vue la coalition qui se met en place pour le torpiller, je ne peux qu'avoir un sentiment hyperfavorable!

Le lobby des taxis, les conseillers généraux, toutes les chapelles "anti-libérales", les notaires (ces avant-gardistes), les syndicats de profs... Miam!! Vive Attali!!!

Merci Hugues.

J'avais complètement oublié qu'Attali avait aussi occupé - parmi ses innombrables postes de son immense CV - le poste d'insuffleur de la croissance irlandaise.

Rien à voir donc avec l'injection massive de capitaux européens, ni avec
la réforme fiscale (IR à 20%, impôt sur les sociétés à 12,5%, taux global des prélèvements obligatoires de 34%), ni avec l'assouplissement du marché du travail.

Attali n'écrit même pas cela, dans son fastidieux rapport...

Bof toute facon pour les attaques at nominem les pro rapporteur ne sont pas en reste. voir par exemple , Erik Orsenna :
"En un minimum de temps, un maximum de conneries a été proféré par le sénateur Mélenchon. (...) Ça se traite par la psychiatrie et par un tour par une agence de voyage."


Conclusion : le patient prendra sa potion, there is no alternative

Je propose qu'on les permute: Mélenchon à l'Académie et Orsenna au Sénat. (317ème proposition)

Poil de lama,
Mais je ne suis pas non plus intéressé par la possibilité d'être plus riche que les Moldovalaques pour le simple plaisir de l'être, mais il me semblait que le projet d'un gouvernement devait être d'assurer la prospérité économique de ses citoyens. A défaut d'apprécier Guizot, tu ne vas tout de même pas te mettre à prôner la décroissance ?


Vince, François X,
Je crois que je préfère le terrain de l'enrichissement à ces dérapages.


WS,
Oui, enfin, il vaut tout de même mieux y jeter un coup d'oeil pour ne pas mourir idiot, vu les chances qu'il a d'être enterré.


YR,
Ah ah ah, très drôle !


Jack,
Oui, parfois, il n'y a pas d'alternative.

"Il me semblait que le projet d'un gouvernement devait être d'assurer la prospérité économique de ses citoyens." Grandiose.

Assurer la prospérité, c'est seulement la fonction d'un mauvais PDG (un bon se soucie aussi du bien-être des salariés et de la satisfaction des clients). Mais le but d'un gouvernement, c'est de faire régner l'harmonie dans la cité, par exemple en cherchant à s'approcher d'idéaux bêtes et méchants du type "life, liberty and the pursuit of happiness", ou pour rester franchouillard, "liberté, égalité, fraternité". Si je te comprends bien, ton idéal serait plutôt -- de façon assurément plus modeste et réaliste --, "rentabilité, prospérité, obésité". Choueeette. Enthousiasmant.

Je ne sais pas si tes petits copains ségolo-blairistes arriveront jamais au pouvoir avec ce genre d'idéaux mobilisateurs, mais en tout cas ce sera sans moi.

Déraage, dérapage, n'empêche.

Il semblerait que le Grand Jacques ait voulu entreprendre la dame un peu vigoureusement dans les débuts. La dame n'a pas apprécié ses manières, ce qui se comprend. Mais le Jacques s'étant montré plus froid par la suite, elle a semblé lui en tenir rigueur. Ensuite, après divorce par consentement mutuel (à la fin, ça devenait long, trop long), la dame se donne au petit Nicolas. Celui-là, elle l'a voulu plus jeune que le vieux. Pas très bien dégrossi, mais amant avec sa part de fougue. Et la désirant franchement, ce qui ne la laissait pas insensible. Et après huit mois, elle se demande, elle s'interroge, la dame : "Est-ce que je vais faire chambre à part en l'insultant, ce chien fou ? et lui dire bien en face que ce n'est pas ça que je veux, je veux un homme, un vrai, avec des bonnes manières, comme mon papa et comme mon précédent époux ?"

Vive la République ! vive la Dame !

En ce qui concerne le postulat classique sur le peuple français "congénitalement conservateur", c'est à mon avis d'abord et avant tout un bon moyen pour plonger dans les délices de l'auto-satisfaction (parce que toute personne pointant du doigt le conservatisme supposé des Français se considère elle-même comme infiniment plus lucide, intelligente et adaptable).

Reste que commencer un blogage en décrivant les critiques du texte comme soit pétries de préjugées sur ses auteurs (donc passablement idiotes) soit motivées par du corporatisme et des rentes politiciennes (donc tenant du parasitisme) n'est pas la meilleure méthode d'ouvrir la discussion, même si effectivement Mélanchon pense surtout à soigner son déguisement d'idéaliste révolté (et même si Lama serait très malheureux s'il cessait effectivement d'être plus riche qu'un Albanais).

Parce que, sans rentrer dans le détail des 316 "décisions" (c'est merveilleux ça: on forme une commission pour réfléchir, et hop, voilà qu'elle décide, ce glissement sémantique poussera tout psy lisant le rapport à se pourlécher les babines), je me permet quand même de te faire remarquer, juste à propos de l'introduction que:

1. Commencer par présenter ses 316 propositions-décisions par un "à prendre ou à laisser" est quand même quelque peu rigide. Certes Attali est un mec très intelligent qui a déjà compris que Sarko n'appliquera pas l'ensemble des propositions: si jamais la mise en place des x% dudit rapport se révèle foireuse Attali pourra toujours dire qu'il fallait mettre en place la "décision" 63 parce que la grève des pompistes est bien entendu la conséquence indirecte mais indéniable de l'absence d'un haut-commissaire au développement numérique. Reste que mis à part ce magnifique exemple de pirouette oratoire préparée longtemps à l'avance, le rapport Attali commence par un "faîtes comme je dit ou la Nation ira à la ruine" cher aux déclinophiles (qu'on situe à juste titre très à droite) qui ne cessent de dire que si ce n'est pas eux et eux seuls qui décident de tout, la France cessera d'exister.

2. Vouloir défendre la croissance, c'est très bien, commencer en disant que 100 pays ont plus de 5% de croissance et que c'est horrible qu'il faut que la France augmente sa croissance sinon les PVD vont lui paser devant est dans le meilleurs des cas un raccourci excessif: ces 100 pays pèsent dans les 20% du PIB mondial et il leur faudrait 25 ans pour rattraper le PIB total du groupe de tête à supposer que leur croissance reste croissance et que les pays riches connaissent une croissance nulle. De plus, il n'y a aucune garantie qu'une telle croissance soit pérenne pour ces pays, en particulier le plus gros d'entre eux (la Chine) qui est tellement gangrené par la corruption de son régime que son taux de croissance ne veut plus rien dire.

3. Citer parmi les exemples l'Espagne et sa politique d'accès à la propriété en pleine crise financière partie par l'immobilier est quand même osé, d'autant plus qu'on commence enfin à (re)dire que faire croire aux plus pauvres qu'ils pourront être propriétaires de leur logement sans passer par une augmentation importante de leur revenu tient de la fumisterie.

4. Se lancer dans une attaque en règle contre la "société de connivences et de privilèges" alors que le rapport doit être remis à un président qui a commencé son mandat par faire un cadeau fiscal de 15 milliards qui est connu pour être l'ami de bon nombre de gros héritiers qui n'auraient pas accumulé le centième de leur fortune par eux-même, et qui compte parmi ses plus proches amis politiques des individus connus pour leur pratique éhonté du clientélisme et du népotisme reste quand même assez piquant.

Oui, il ne s'agit que de l'introduction du rapport, tu me répliquera certainement que ces introductions tiennent de l'exercice de style, qu'il ne faut pas préjuger du reste du texte sur une simple déclaration d'intention, etc, etc, etc, reste que pour une entrée en matière on a une proclamation du caractère absolu du texte, un argumentaire contenant quelques lacunes et autres coquilles, et des déclarations d'intentions très louables mais quelque peu en contradiction avec la politique et les préférences du destinataires du texte.

Post scriptum: décrire les interactions entre un chef d'état et le pays qu'il dirige à une relation mêlant sexe, violence et rapport de soumission est également un glissement sémantique qui amusera beaucoup les psy professionnels comme ceux du dimanche.

@ Hugues

Mes excuses pour le dérapage, ça n'était que pour illustrer et le titre et l'actualité, enrichie des propos de François X.
Ca ne se reproduira plus, ptoui ptoui ...

En fait, l'enrichissement viendra de ma part lorsque j'aurai fini d'écrire mon argumentaire en face de chaque proposition de la commission ... (316 , mais ils auraient pas pu en faire plus encore, non ?)

Je vois bien vers quoi tend ce billet : on met l'IS à 12% en France et on attend les subventions européennes pour construire nos infrastructures ? (à propos, je ne sais pas si tu as fait le trajet entre l'aéroport de Dublin et le centre-ville récemment, mais c'est déconseillé).

N'en étant qu'à une centaine de pages lues, je ne me permettrait de commenter qu'une énorme connerie présente dans le rapport : "DÉCISION 3
 Prendre les moyens pour éviter les redoublements dans l’ensei -
gnement primaire.
Le redoublement n’apporte aucune solution au retard des élèves.
Il faut l’éviter au maximum. Le rôle du maître doit donc être avant
tout de faire confiance et de donner confiance. L’optimisme s’acquiert
dès ce stade et détermine le goût de travailler, de créer, d’entreprendre,
essentiel à la croissance."
Quand déjà une trop grosse partie des enfants qui entrent en sixième n'ont pas encore les bases (lire, écrire) parce que les parents ont refusé le redoublement. Mieux vaut "prendre un retard" d'un an au début de sa scolarité que passer totalement à côté. Tout le monde n'est pas égal devant l'apprentissage, c'est aussi con de penser cela que de croire que tout le monde a les capacités de faire péter le record du 100m avec le même entraînement que les recordmen actuels.

Ah que je suis 'hachement heureux de crever la dalle mais d'être en paix avec moi-même ! I simply pursue happiness, but it is very elusive on 1.200 kcal a day... On croirait entendre Gébé dans l'an 01...

Le problème fondamental du rapport Attali, c'est qu'il lui manque une légitimité: celle d'une élection présidentielle.

J'ai lu le document et c'est en réalité une excellente plate-forme électorale. Si un candidat s'était emparé de ces questions au printemps dernier et qu'il avait été élu alors on aurait pu en faire quelque chose.

La campagne aurait permis de débattre si oui ou non la France doit ressembler peu ou prou à la Suède et au Royaume-Uni.

N'ayant pas été le sujet d'une consultation populaire, ces 316 propositions, toutes excellentes qu'elles puissent paraitre, sont vouées à la poubelle de l'Histoire.

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