Si tu reviens, j'annule tout !
Jean-Marie Bockel peut se ratatiner dans son sous-ministère, ou reprendre sa place d'aiguillon moderniste du PS. Il a le choix.
J'ai déjà dit ici tout le bien que je pensais de Jean-Marie Bockel, et tout le mal que je pensais de sa décision de mettre son âme en location pour une poignée de lentilles. Tant qu'un doute subsistait sur la capacité de Nicolas Sarkozy, au-delà de sa propension au bling-bling et au pharisaïsme, à réformer dans le bon sens, la démarche restait pourtant défendable. D'autant plus qu’un poste de secrétaire d'Etat à la Francophonie et à la Coopération pouvait se révéler, à moyen terme, bien autre chose qu’un simple strapontin...
Aujourd’hui, le doute n’est plus permis. Nicolas Sarkozy n’est pas l’homme de la situation — soit le réformateur détestable mais efficace dont la France avait naïvement cru se doter. Et la rétrogradation du plus blairiste de nos socialistes au poste de secrétaire d’Etat aux Anciens-Combattants, dans la foulée de la disparition du dernier poilu, est le pire des camouflets françafricains qui se puisse infliger à un homme ayant, figurativement s’entend, abandonné père et mère pour rejoindre cette équipe de bras cassés.
Que Jean-Marie Bockel tire les leçons de l'aventure, fasse amende honorable, démissionne et transforme Gauche moderne en un vrai instrument de réflexion et de diffusion du social-libéralisme est donc le seul horizon possible. Tiens, il pourrait même profiter de la confusion actuelle pour frapper à la porte de Ségolène, s’excuser humblement, et reprendre le cours de sa vie d’avant. Impensable, un tel retour au bercail ? Pas tant que ça : à l’heure où le Modem s’allie indifféremment au PC, au PS où à l’UMP au nom du, hum, pragmatisme municipal, tout semble possible. Ah, et puisque la religion est à la mode ces temps-ci, rappelons que les fils prodigues sont parfois mieux considérés à leur retour qu’à leur départ. Surtout s’ils ramènent un Mulhouse dans leur balluchon.
© Commentaires & vaticinations

Il peut aussi prendre sa carte à l'UMP.
Rédigé par: SM | le vendredi 21 mars 2008 à 15:35
J'oubliais : ou au Modem.
Tout est possible.
Rédigé par: SM | le vendredi 21 mars 2008 à 15:36
C'est ça: après avoir fait campagne pour la candidate censée être de gauche, il devient ministre dans un gouvernement de droite; ensuite de quoi il se fait élire maire comme candidat de la droite, et cela fait, il pourrait devenir de gauche (je dis "devient" et pas "redevient", vu que s'il a effectivement été membre du PS, il y a toujours défendu des thèses madelinistes).
Bockel fait bien ce qu'il veut, et le PS en fait bien ce qu'il veut, mais personnellement je trouve qu'on a déjà eu notre dose de pantalonnades avec ce personnage -- qui de toute façon a toujours pensé à droite, pas légèrement mais à fond les ballons. Le PS lui-même n'est pas à une pantalonnade près, mais celle-là est tout à fait superfétatoire. Laisse donc notre sympathique blairo-madeliniste où il est, dans son placard doré de sous-fifre inutile: il n'a jamais été aussi à sa place depuis le début de sa carrière.
Rédigé par: Poil de lama | le vendredi 21 mars 2008 à 15:51
Poil de lama, tu es un homme de peu de foi. Ce que Hugues se tue à t'expliquer, c'est qu'être VRAIMENT de gauche, c'est être madeliniste. Serait-ce l'air andin qui t'empêche de comprendre ?
Rédigé par: François X | le vendredi 21 mars 2008 à 19:10
Chers amis de ce blog où je ne suis qu'un petit nouveau:
Il me semble que le mot démocratie n'a pas une signification bien nette dans votre esprit.
Hellooôô !
1° Il a été élu ! Dans sa ville ! Par des gens qui sont au courrant de tout ce dont vous parlez !
2° Cela fait belle lurette que le PS se cherche vers le centre (Bockel, DSK, Rocard): s'il y était, depuis le temps, on l'aurait trouvé !
3° Cela fait des lustres que le PS se cherche ver la gauche (Mélanchon, New-Fabius, Emmanuelli), s'il y était, depuis le temps, on l'aurait trouvé.!
4° Cela fait une éternité que le PS se cherche au milieu du PS (Guigou, Aubry, Bianco), s'il y était, depuis le temps, on l'aurait trouvé.
En fait le PS-Caviar à entraîné le PS vers le bas.
Ne serait-il pas judicieux d'enfin regarder vers le haut ?
Loin des fumeries de moquette et des rêves "a donf la drepou" où il flotte actuellement.
Lionel Jospin vole t’il au secours de Sarkozy ? http://blog-ccc.typepad.fr/blog_ccc/2008/03/lionel-jospin-v.html#comments
Rédigé par: Ozenfant | le samedi 22 mars 2008 à 10:10
Se faire virer par Omar Bongo, c'est quand même pathétique...
Ce type, JMB, n'a donc aucune conviction.
PS : il peut aussi,et je l'y encourage, rejoindre la vrai opposition de droite : Cécilia for 2012, sur
http://desirderevanche.blogspot.com
Rédigé par: sangaku | le samedi 22 mars 2008 à 12:16
1° Il a été élu ! Dans sa ville ! Par des gens qui sont au courrant de tout ce dont vous parlez !
En passant quand meme de l'election dans un fauteil a la reelection de justesse: l'efficacite de la demarche n'est pas demontree.
Rédigé par: Anonyme | le dimanche 23 mars 2008 à 23:20