Dis maman, à quoi sert le timbre fiscal ?
Rien ne justifie plus l'usage du timbre fiscal. Sauf, peut-être, la dimension poétique d'un instrument fiduciaire totalement dépassé. Mais la poésie fait-elle partie des attributions du ministère des Finances ?
Considérons un instant ce petit bijou de bureaucratie, ce joyau paperassier, cette survivance d’un autre temps administratif : le timbre fiscal. Sans contester les raisons ayant un jour conduit à l’invention de ce micro-document (les moyens de s’acquitter d’une taxe n’ont pas toujours été aussi variés, du chèque à la carte de crédit, du virement au prélèvement), comment peut-on justifier sa survivance autrement que par un haussement d’épaule blasé augmenté d’un « ben, on a toujours fait comme ça… » ?
Prenons l’exemple de l’établissement d’un passeport. L’administration exige, pour se rembourser des frais engagés par la collectivité dans cette opération, un écot de 60 euros. Ok, pourquoi pas. Il faut bien manger et rester propre. Mais attention, pas question, pour régler ce montant, de recourir aux modes d’échanges fiduciaires cités plus haut — ni même à l’argent liquide, ce serait trop simple. Non, il faut préalablement se procurer un timbre fiscal dans un bureau de tabac ou dans un centre des impôts.
Hum, pour lire la suite, ben c'est ici !
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