Le poids des mots
Au printemps, la presse féminine incite ses lectrices à la diète. Mais l’été venu, ce sont les quotidiens qui perdent du poids...
C'est l'été. Le soleil brille. Les oiseaux chantent. Sur les terrasses de la Côte d'Azur, le rosé coule à flots. Mais surtout, les journaux maigrissent ! Et en ces temps d'incertitude climatique, elle serait même le signal le plus palpable du retour de la belle saison, cette réduction pondérale de notre presse quotidienne. Car enfin, la planète peut bien vaciller sur son axe, les conflits se multiplier à sa surface, les décrets impopulaires entrer en vigueur : rien ni personne n'empêchera Le Monde, Libération ou Le Figaro de diviser leur pagination par deux ou trois sous l’effet de la montée du mercure…
Au lecteur sourcilleux, duquel il est exigé, en août comme en novembre, de se fendre d’une obole inchangée auprès de son kiosquier, on rétorquera sans doute que l’info ne se vend pas au poids. On expliquera même qu’un canard, lorsqu’il n’est pas proposé au rayon boucherie, ne saurait être soumis à une logique commerciale aussi sordide : en vouloir pour son argent, vraiment, quelle vulgarité !
Hum, pour lire la suite, ben c'est ici !
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