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La France s'est débrouillée pour maintenir un réseau de libraires indépendants unique au monde. Elle défend pourtant assez piteusement les produits qu'ils ont à vendre...
Fin 1996, Hervé de Charette, le très oubliable ministre des Affaires étrangères d’Alain Juppé, prend l’initiative de réchauffer les relations peu amènes qui existent entre le quai d’Orsay et le département d’Etat américain. Il faut dire que l’Hexagone et les États-Unis viennent tout juste de s’écharper sur l’évolution du rôle de l’OTAN dans le contexte de la fin de la guerre froide. Un peu de délicatesse dans ce monde de brutes ne saurait donc faire de mal à personne...
Notre Lancelot du Lac au petit pied s’avise donc de faire parvenir à Warren Christopher, son homologue yankee, une poignée d’ouvrages historiques sélectionnés avec soin par son responsable du protocole. Las, loin de resserrer les liens entre les deux nations, le geste envenime encore un peu plus la situation. D’abord, les livres sont en français, une langue que le Secretary of State de Bill Clinton ne pratique absolument pas. Mais surtout, cet assortiment de thèses à la gloire de la contribution française dans la victoire des Pères fondateurs sur l’impérialisme britannique est immédiatement perçu comme un nouveau camouflet. Car enfin, s’offre-t-on des livres de poche entre ministres ?!
Hum, pour lire la suite, ben c'est ici !
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