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jeudi 28 octobre 2004

Commentaires

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Me voilà donc obligé de me manifester puisque l'on déforme mes propos. Précision utile : je n'ai jamais dit que Fabius était sincère dans son combat pour le "non" (ni le contraire d'ailleurs).

Je dis seulement que si ce choix est uniquement tactique et sert seulement de prétexte à un positionnement personnel pour décrocher l'investiture du PS pour la présidentielle (une thèse mise en avant par la plupart des éditorialistes), c'est une erreur énorme, tellement étonnante de la part de l'un des hommes politiques français les plus expérimentés que j'ai de la peine à croire à cette version du positionnement purement "tactique". Car, même si tout le monde joue aujourd'hui à se faire peur, on sait très bien qu'au final, le "oui" l'emportera au sein du PS, puis dans l'ensemble du pays. Et Fabius se retrouvera automatiquement marginalisé. Alors qu'il aurait pu se contenter de coller sagement à François Hollande durant la campagne pour le référendum et tenter ensuite de faire valoir son expérience dans le sprint final.

En l'absence de candidat "naturel" ou "évident" émergeant du PS, Fabius n'avait nul besoin de tenter ce pari fou pour préserver ses chances pour la présidentielle. Donc s'il s'agit d'un choix "tactique", il me paraît particulièrement mauvais. Voilà ce que je voulais dire...

J'ai trouvé très juste la réponse de Rocard à Adler. Adler qui était pourtant relativement convaincant, notamment sur le procès fait à certains commissaires (à l'agriculture, notamment, ce n'est pas une nouveauté).

Rocard aime l'Europe, il est dedans, avec une fermeté et une exigence que n'ont pas la plupart des gouvernements à son égard. C'est vraiment appréciable.

Je rejoins Rocard sur quasi-toutes ses positions, mais moins sur la Turquie en Europe. Je lui reproche ici de faire l'abandon d'un projet d'intégration européenne cohérent. Un peu fataliste, sur ce coup.

C'est vrai que le traité constitutionnel apportera des réponses à la crise de la commission. Réduction du nombre de cmmissaires et poids accru du parlement... Mais ne résoudra pas tout : on aura toujours un poids majeur des gouvernements. Et tant que ceux-ci prendront la commission comme un moyen de placer leurs hussards, quelles que soient leurs compétences...

Trés beau billet pour le fan de rocard que je suis!

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