« Le retour du ségolisme | Accueil | Vu à la télé »

mercredi 18 juillet 2007

Commentaires

Flux Vous pouvez suivre cette conversation en vous abonnant au flux des commentaires de cette note.

Dans mes bras !!!!!
Je suis entièrement d'accord avec ce post. Sans doute meilleur que ce que j'aurais pu écrire.

Heureux de voir que tu as terminé de cure de ségodéintoxication :)

Il n'a jamais été reproché à Mermet la "vieillesse" de son émission, mais son taux d'audience en chute. Du coup l'émission s'est retrouvée dans une case horaire historiquement plus défavorable niveau audience. Elle s'en est, au final, bien tirée et n'a jamais été menacée de non-reconduction.

Faire du neuf pour virer les vieux ce n'est jamais une solution formidable.
Même Philippe Bouvard est revenu aux Grosses Têtes. Et Thierry Rolland n'a jamais vraiment quitté les ondes, Guy Roux non plus. Et avoir des institutions durables sur une grille radio, c'est important aussi. Le jeu des 1000 euros tient bon et c'est tant mieux.

En ce qui concerne les auditeurs de l'après midi : l'an dernier beaucoup d'auditeurs de Mermet se plaignaient du changement d'horaire les privant de leur émission. Ils l'écoutaient de retour chez eux ou dans les transports (si si, il est possible d'être chez soi vers 17h quand on habite pas Paris). J'écoute Mermet tous les jours via le podcast, donc ça n'a pas changé grand chose pour moi.

Mermet n'est pas qu'un polémiste, c'est aussi un très bon reporter, ce qui n'est pas chose fréquente à la radio.


Authueil,
Mais je n'ai pas entamé ni terminé ma cure. Je prends simplement la réalité en compte, comme Kouchner & Co. Ségo est battue, le PS est dans les limbes et Sarko est à l'Elysée. Cela dit, Pyramides avait été supprimé par la gauche, comme l'Eurovision en son temps : où va se nicher la pression du politique sur les médias...

Emile,
Je ne dis absolument pas que Mermet a été déplacé parce que son émission était vieille mais je rappelle qu'une pétition a été lancée pour défendre la liberté d'expression au motif qu'elle changeait d'heure.

Si son audience chute, il est assez légitime de la part du responsable de la radio de tenter de faire revenir le public, sauf à considérer que France Inter doit se satisfaire de ne parler qu'à quelques uns. France Inter n'est pas France Culture, c'est une radio généraliste et, oui, elle doit avoir des auditeurs en nombres importants.

Maintenant, tu compares toi-même Mermet à Bouvard au nom des vieux pots dans lesquels on fait les meilleures soupes. Personnellement, je n'aurais pas osé faire ce rapprochement. Faut-il donc ne jamais rien changer ? La tranche horaire devient-elle la propriété de l'animateur qui l'occupe et son déplacement ou son remplacement est-il forcément "politique" ?

Tu ne relèves pas mon parallèle avec Radio Courtoisie. Imagine-t-on qu'un type de droite aussi "engagé" qu'un Mermet soit présent sur le service public ? Qu'une sorte de Rush Limbaugh franchouillard, un raciste, sexiste, défenseur de l'ultranéolibérlisme soit à l'antenne à 15, 17 ou 23 heures ?

Mermet n'est empêché de rien et les gens qui ont signé la pétition sur le Web et tiennent à l'écouter à 17h00 n'ont qu'à faire comme toi, l'écouter en différé en podcast.

la reprise en main du blog com-vat par le Pouvoir n'est plus à prouver !

vite, une pétition ! à la 177 579 signature, un déj avec Bayrou offert !

"L’homme qui dénonce inlassablement les turpitudes de ses confrères "

Oui, enfin bon : on notera quand même qu'en 12 ans de carrière, et à la différence de Mermet, Arrêts sur Images n'aura pas réussi à sortir un seul "scoop".

Qu'il se soit trouvé deux cent mille bien-pensants pour soutenir l'émission-alibi du service public ne me semble guère étonnant. Néanmoins, pour que l'efficacité de l'alibi perdure, il devenait urgent de renouveler la formule.

Âne,
Mais je croyais que Bayrou était lui même une victime des médias ?! En tout cas, com-vat est un blog libre, tout comme Schneidermann est un producteur-animateur libre. Et même un peu plus, d'ailleurs, puisqu'il ne s'arrête pas, lui.

Mouaips,
Hum, mais si Schneidermann n'était qu'un alibi, alors Mermet en est un aussi, forcément... Ce qui signifie que les horreurs qu'il dénonce tous les jours à 17... heu, 15h00 sont en fait en-dessous de la réalité et ne font que le jeu des ploutocrates. Oh la la, rien que d'y penser donne mal à la tête !

Plutôt d'accord, mais faudrait quand même pas confondre Mermet et Bonnaud qui sont des gauchistes militants et n'ont rien à faire sur une radio que financent tous les citoyens avec Schneidermann qui est un journaliste scrupuleux.

authueil a mieux dit que moi ce que je voulais te dire à savoir que tu dis là ce que j'aurai moi même voulu dire.
c'est dit !

@Hugues

le changement d'heure : la pétition aurait-elle eu plus de légitimité à tes yeux si Mermet avait été déplacé à 2h du matin ?
Le déplacement à 15h avait été vécu comme un enterrement de première classe dans la case "faible" de la grille de journée.

l'audience : je fais bien le distingo entre France Inter et France Culture, mais je n'ai pas les chiffres de pertes d'audience de Mermet l'an dernier. Une baisse d'audience minime peut être utilisée comme excuse facile pour virer quelqu'un (cf Arrets sur Images), peut-être était-ce aussi le cas ici ?

le parallèle avec Bouvard : France Inter fait de l'audience, donc j'ai pris l'emblème de la solidité et de l'audience à la radio. Yves Calvi, ce sera du Bouvard dans le fond sans les blagues graveleuses dans la forme, donc France Inter est dans la bonne voie.

Le coup politique : Remplacer Daniel Mermet pour forte baisse d'audience, pour propos innacceptables ou pour dérives ad hominem à l'antenne, ce ne serait évidemment pas un coup politique. Si c'est pour le remplacer par quelque chose de beaucoup plus compassé comme un Yves Calvi (je ne fais pas une fixette, mais ce sera LA grosse nouveauté de la grille de rentrée à la radio) ou par des reportages uniquement dans la France de nos terroirs, on n'en serait pas loin.

Radio Courtoisie : être raciste et sexiste à la radio, c'est pas bien. Et c'est surtout puni par la loi.
Les défenseurs de l'ultranéolibéralisme ont leur tribune tous les matins à un fort taux d'écoute (Brigitte Jeanperrin et Jean-Marc Sylvestre).
Et à ma connaissance (j'ai bien entendu loupé des émissions depuis son début), Daniel Mermet n'a jamais fait une émission sur par exemple, le complot du 11 septembre, thèse extremo-débile s'il en est et dont des individus comme Limbaugh ou Fox News sont friands. Enfin, chaque émission commence par des messages laissés par les auditeurs sur le répondeur de l'émission. Il y a bien sur un choix éditorial, mais on est loin de n'y entendre que de la brosse à reluire.

Le podcast : Hélas tout le monde n'a pas : 1. Un ordinateur, 2. Une connexion internet, 2bis. l'ADSL (parceque télécharger 5 fois par semaine des émissions de 40 Mo au modem 56K c'est insupportable) 3. Les connaissances pour s'en servir.
D'où l'intérêt de tenir compte des auditeurs "classiques" qui écoutent leur émisison avec le premier poste radio venu, et de faire les grilles en conséquences.

Je suis à la fois d'accord et en parfait désaccord avec toi sur cette affaire.

Il n'y a pas un droit à l'antenne pour les journalistes, comme il n'y a pas un droit au lectorat pour les journaux. Je n'écoute plus France Inter depuis bien longtemps, de même que je ne regarde plus les journaux du services publics tant ceux ci sont nuls, même PPDA est meilleur à mes yeux, c'est dire. Le niveau journalistique semble devoir malheureusement s'aligner sur France Info ou 20 Minutes, c'est bien !!!

La contradiction vient de l'existence même du service public. Je ne m'attends pas à ce qu'Europe 1 ou RTL, radios privées, ou TF1 et M6 TV privées, nous diffuse la scala de Milan en prime time, ce qui ne serait malheureusement pas rentable, quoique sans doute fort intéressant. Je n'en attends rien, et les écoute rarement, il font ce qu'ils veulent, et que ça plaise ou non ...
Le service public en radio comme en télé est prit dans une contradiction : il doit viser le plus grand nombre (c'est un service public) mais afficher et assumer une certaine ambition, au risque de déplaire ... Alors bien sur que Mermet est un gauchiste, et alors, ça vous choque que BFM TV existe ? J'ai un secret pour vous : beaucoup d'administration et de service publics sont des nids de "gauchistes". Pourquoi ? Parce qu'un certains nombres d'agents des dites administrations, des dits services puiblics croient en ce qu'ils font et l'ont choisi, et pas uniquement parce qu'il y a la sécurité de l'emploi. Vous voulez que Mermet bosse pour qui hormis le service public ? Vous trouvez choquant qu'il puisse avoir une émission ? Moi je trouve choquant que l'on considère que le cours de la bourse est une information, qu'il n'y ait pas un journaliste politique digne de sa carte de presse dans ce pays, que les rédactions soient de plus en plus soumises aux pressions des actionnaires etc etc ...

On nous dit diversité. Ok, trouve moi une entreprise privée pour subventionner radio canut à Lyon, pour créer une radio de gauche nationale etc etc ... Pour ce qui est de radio de droite, on a ce qu'il faut, merci.

On oublie que la liberté de ton de l'audiovisuel public n'a jamais été aussi grande que sous Chirac.

Il n'y a donc rien d'étonnant à ce qu'on puisse s'interroger sur l'intérêt même de l'audiovisuel public dès lors qu'il est instrumentalisé par un Mitterrand, un Sarkozy ou un Giscard aux simples fins de défense de la politique gouvernementale.

Admettons que 12 ans de chiraquisme auront été une ère imprévue de liberté de parole et proposons la fin du service public de l'audiovisuel (et des nombreuses aides publiques à la presse, pour laisser au secteur concurrentiel un espoir d'exister sans devoir pour autant se soumettre au pouvoir.)

Sur le cas de DS uniquement.
Il est en train de réaliser la machination dont il reproche à d'autres d'être la victime. Former une opinion en filtrant des informations, en triant les sources et en ne permettant pas de déconstruire ses propres analyses. Le fait même de vouloir faire porter à bout de bras son émission usée par un courant d'opinion étayé par des signatures est l'image négative de ce dont il estime être le jouet. À savoir la dictature du plus grand nombre et la conviction d'être autorisé par un pouvoir.
C'est clair dans un de ses billets sur BBB ou fort du soutien (ou présumé tel) de Bayrou et de Royal il se permet d'additionner les voix de ces deux candidats pour légitimer son travail et poser son autorité.

Hugues: Vous extrapolez quelque peu. En écoutant Mermet, on apprend des choses, on entend des opinions qu'on entend nulle part ailleurs sur les ondes. En écoutant Schneiderman et ses acolytes, on apprend rien, on entend rien qu'on ne puisse soi-même deviner avec un minimum de ce sens critique appris par exemple à l'école ou à défaut dans la douleur, le tout enrobé dans un phrasé hermétique à nos concitoyens trop peu instruits et une retenue convenue exigeant de l'auditeur un effort considérable pour y déceler une bribe d'information.

Accessoirement, j'écoute bien plus la raido que ce que je ne regarde la TV, ne serait-ce que pour une raison simple : on peut jardiner, conduire, faire la cuisine ou le ménage avec la radio allumée, du moment qu'elle ne circoncolute pas trop (on y prête qu'une attention fianlement limitée) et que le taux de publicité reste en dessous du supportable (ce qui n'arrive plus guère que sur RCF ou pendant certaines émissions du service public).

Et enfin, cet insupportable battage pour ce journaliste et son équipe, l'affiche de Royal et Bayrou à ses côtés frise les limites de l'indécence. De nos jours, les médias sont bien assez libéralisés pour que quiconque ayant quelque chose à dire puisse trouver moyen de l'exprimer, par exemple, sur internet. Mais peut-être pas en rémunérant 20 personnes à plein temps pour produire au final 52 minutes de talk par semaine 40 semaines par an.

Par un curieux hasard qui n'en est d'ailleurs certainement pas un, le "Magazine de l'homme moderne", étonamment relayé par cette institution qu'est devenue Rezo.net, propose une rétrospective sur les travaux de Noam Chomsky de 1993 qui furent les précurseurs de la critique des médias[*] de Bourdieu, lesquels furent simultanément précurseurs du retour du PS au pouvoir et de la création "d'arrêts sur images", réponse de l'institution à la critique institutionnelle, création du lion aux crocs limés d'origine :

http://www.homme-moderne.org/societe/media/halimi/conspiration2.html

Voilà un point de vue, parfaitement partial, qui pourrait éclairer l'opinion de ces jeunes gens de vingt ans qui n'ont pu connaître l'époque et l'état de la réflexion sociale dans laquelle était né "Arrêts sur Images".

Comme la suite de l'histoire le montra, ce n'est qu'à un public de plus en plus caractérisé (par sa vénération de l'Institutionnel et sa technophobie vis à vis des "nouvelles technologies") que le discours préfabriqué d'Arrêts sur Images s'adressa.

On ne peut être et avoir été dit-on : mais que dire que ce qui n'avait jamais été pensé pour être ?

[*] et incidemment, mais tout à fait marginalement, du discours qui se dit économique et non pas comme on le dit trop souvent à tort des économistes : je fais ici appel à l'intelligence de ceux qui pourraient se sentir ici visés pour bien vouloir le percevoir, au moins momentanément.

Passant,
Puisque tu t'intéresse à la critique des médias à la Chomsky, je te suggère de lire l'une des premières notes de ce blog, laquelle s'attachait à déconstruire un numéro de Pif. Je n'ai jamais rien vu de tel chez Acrimed :

http://hugues.blogs.com/commvat/2004/11/manufacturing_c.html

@ passant, Hugues
Puisque vous citez Chomsky (ce blog est décidément d'un bon niveau je n'avais pas lu le billet sur Pif) je me permets de comparer l'attitude de DS à du manufacturing consent.
Il utilise les médias pour propager une information selon laquelle lui et lui seul avec ASI détenait l'unique émission de télé capable de parler des autres, lui seul aurait crée l'outil rendant le système capable de se penser lui-même. Il n'est pas loin de dire qu'il a inventé le genre.
Quand on lui oppose que son activité durait depuis 12 ans (longévité extraordinaire à la télé), qu'elle était usée, il balaye l'argument d'un revers de la main et occulte aussi le fait qu'il a diffamé sa direction, jusqu'à l'insulte, et publié des conversations professionnelles privées. Contre toutes ces implications, il crie au complot de la presse bourgeoise, des journalistes embeded perfusés par Lagardère. D'un autre côté, il s'appuie également sur une puissance qu'il aurait reçue de Bayrou et Ségolène, comme si une force magique se transmettait du potentiel de voix des candidats sur sa propre légitimité. C'est cela fabriquer du consentement, former une opinion en assénant les informations qui servent l'intérêt de ceux qui la propagent, la quantité de messages délivrés éteignant par noyade les informations qu'on n’a pas avantage à révéler.

Heu ... ok : respect ! (je retourner relire et me marrer un coup)

bien d'accord avec emile et simon...
la reprise en main intelligente des "frondeurs" est en marche...
et ASI a quand même sorti au moins un csoop....
les conditions réelles dans lesquelles le mot racaille a été prononcé...

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.

DSC_3069
Are you talking to me? Email

Fini-parti

Sardines

Dark side

Coup de sabre

Théologie amusante

Maillot noir

Identité nationale

Blog powered by Typepad
Membre depuis 10/2004