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mercredi 24 octobre 2007

Commentaires

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Encore le mystère de l'allergie anti-RESF...

Stet,
RESF qualifie de fasciste toute idée de contrôle de l'immigration et exige la régularisation de tous les sans-papiers. Cette position étant idiote et irresponsable, elle ne peut pas être acceptée comme élément d'un débat rationnel sur l'immigration par une gauche aspirant à gouverner. C'est aussi bête que ça.

"Mais la création d’un ministère de l’Identité nationale, le vote d’une quatre-vingt douzième loi sur le contrôle de l’immigration, l’introduction des tests ADN pour l’établissement de la filiation et la publicité donnée aux objectifs de reconduites à la frontière n’en sont pas moins d’excellents moyens d'assurer au reste du monde que la France est un pays fermé."

Et que le discours sur "l'immigration choisie" était à la base un gros foutage de gueule, aussi, nan?

C'est différent de l'immigration choisie, si je comprend bien la CB, c'est de "l'immigration incitative".

Et ce n'est pas une mince différence, me semble t'il.

sinon super papier

La politique de l'immigration n'est que le prolongement de la politique française en générale : on pond des textes à la chaîne, on fait des décrets, des arrêtés, tous plus incompréhensibles et bizantins les uns que les autres, et résultat, on fait la part belle à la bureaucratie, à la paperasse, tout ça parce qu'au départ on s'est figuré que par définition l'Etat et la loi règlent tout.

Le rapport du conseil d'état de l'année 2006 traite magistralement de cette pathologie nationale (déjà traitée par le même conseil d'état en 1991, sans aucun résultat manifestement). Le titre de ce rapport résume tout : "sécurité juridique et complexité du droit".

Le modèle social français = le bureaucratisme maladif.

en droit des étrangers, ça revient, par exemple, à décider à la place des boîtes et des particuliers qui est compétent pour travailler pour eux (demandez aux responsables de recrutement des multinationales, ah, mais, suis-je bête, comment donner crédit aux agents de la finance apatride, c'est vrai ça!)

C'est vrai qu'il est très dommage de ne pas entendre à gauche une voix qui parle d'autre chose que de rafles ou de fascisme concernant la politique d'immigration. Que pensent Ségolène et ses amis de la régularisation des sans-papiers actuels/futurs? De la politique de regroupement familial? Et de l'immigration choisie? A part dans ton excellent post, je n'entends que "fachos, fachos". Ca coute pas cher et ça rapporte... pas grand chose non plus.

tous sont d'accord pour faire venir ou laisser rester sur le territoire les "bons" immigrés, dont la définition varie suivant l'interlocuteur... le travailleur qualifié, le père de famille exemplaire,

ce qui est plus difficile est de définir celui qu'il faut maintenir ou rejeter dehors...

Avant d'attirer les étrangers, il faudrait déjà penser à ne pas laisser partir les petits français. Parce que parmi les professeurs d'université étrangers dans les campus américains, il y a pas mal d'Européens...

coco: Vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi le siège social d'EADS/Airbus est à Amsterdam, et ni en France, ni en Allemagne ?

Vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi le siège social d'Arcelor, à l'époque où les belges croyaient Arcelor belge, les lixembourgeois luxembourgeois et les français français était à Amsterdam ?

Il y a bien des raisons, dont une : c'est que lorsqu'on est citoyen indien et qu'on vient rendre visite à ses associés à Amsterdam, on ne conteste pas votre ascendance familiale, on ne vous demande pas de signer un contrat d'intégration, on se moque de votre niveau de néerlandais, on ne vérifie pas votre certificat de mariage, ni les certificats de vaccination de votre chien et surtout, on vous tient *aucun* discours sur l'identité néerlandaise.

"ce qui est plus difficile est de définir celui qu'il faut maintenir ou rejeter dehors..."

Les ricains se posent moins de questions : si on est en mesure d'investir une somme suffisante dans des actifs identifiés comme américains et qu'on paye les impôts qu'il faut payer dessus, on est libre d'entrer aux USA.

"tous sont d'accord pour faire venir ou laisser rester sur le territoire les "bons" immigrés,"

Tous doivent cependant signer leur "contrat d'intégration". J'imagine la tête des post-doctorants français à qui on proposerait un tel contrat à l'étranger...

une précision: venir aux etats unis est un sacre parcours du combattant: ma fille y étudie actuellement et j'ai été effrayé par le formalisme, la bureaucratie, de la demande du visa correspondant...

Le durcissement des conditions d'attribution des visas et la réduction des quotas de visas est un phénomène qui ne se limite pas à la France ou à la Suisse ; un nombre croissant de pays occidentaux, à commencer par les US que vous citez mal à propos comme contre-exemple, ont adopté de telles mesures.
Les US commencent d'ailleurs à subir un phénomène de contre-coup qu'ils qualifient de "reverse brain drain", à savoir que de nombreux travailleurs qualifiés indiens, chinois ou autres travaillant aux US préfèrent retourner au pays plutôt que de rester aux US sur visa temporaire. Le cas se présente de plus en plus fréquemment aussi pour des immigrants naturalisés américains qui retournent pour participer au développement économique de leur pays ; Inde, Chine, Russie pour ne citer que les trois plus importants. Dans le même temps, le nombre de candidats immigrants qualifiés et d'étudiants diminue et les baby boomers partent en retraite...

Il est tout à fait fallacieux d'opposer l'intelligence de la Carte Bleue européenne à la politique d'immigration de Sarkozy (encore une fois la créativité européenne semble consister à rebapotiser bleu ce que les usa appellent vert).

Le revers de la médaille de la carte bleue c'est que l'asile politique et le regroupement familial peuvent passer à la trappe. Le bon étranger c'est l'étranger qualifié.

Ensuite, il est évident que n'ayant pas de police, l'UE conserve les mains propres, ce sont les polices nationales qui font le sale boulot. J'attends cependant avec une grande impatience les premiers reportages sur les camps de rétention de clandestins soupçonnés de vouloir émigrer en Europe, camps installés entre autres en Lybie, sur fonds européens, dans la lignée de la politique de la méconnnue Frontex.

@Tom Roud: Tu crois pas si bien dire, ma prof d'algèbre linéaire est made in France.

@ Esurnir : dans mon (petit) département, sur 4 professeurs, 2 sont français, dans mon labo, sur 5 post-doc, 3 sont français, dont un immigré de seconde génération (déjà). Pour avoir pas mal visité le pays, je crois maintenant que c'est un phénomène assez général aux Etats-Unis.
C'est aussi pour cela que le débat français sur l'immigration m'énerve : aux Etats-Unis, ce sont, entre autres, les Français qui sont les immigrés choisis. Et je confirme les remarques sur les visas et cie plus haut : c'est très lourd et insupportable cette suspicion systématique, mais avec ce que prépare la France, on bat à mon avis tous les records pour un pays qui se veut attractif mais ne parvient même pas à retenir ses propres ressortissants dans certains domaines stratégiques. Au final, la France va réussir à décourager les gens qui auraient aimé y passer quelques temps sans y rester (comme des chercheurs ou des gens en mission pour leur boîte) sans nécessairement réguler l'immigration clandestine. C'est pathétique.

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