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mercredi 16 janvier 2008

Commentaires

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Gardons nous de tout triomphalisme. A l'instar de la réforme des régimes spéciaux ou de l'autonomie des universités, la modernisation du code du travail est loin d'être drastique. Mais force est de constater que sur tous ces sujets sur lesquels on avait renoncé à espérer le moindre changement, les choses bougent dans le bon sens.

En fait Royal avait raison, il est manifestement possible de réformer la France sans la brutaliser.

On nous promet toujours la crise, et ça ne vient jamais! De la même façon qu'on nous promettait la guerre civile en cas de victoire de sarkozy, et la fin de l'europe en cas de rejet du référendum européen de 2005.

c'est peut être la représentation que l'on donne des Français qui n'est pas la bonne.
depuis l'interdiction de fumer dans les lieux publics, pas un journal de 13 heures de Jean-Pierre Pernaut sur TF1 qui ne fasse un reportage en forme d'ôde sur la résistance à la loi...
hugues, tu écris : "on nous promettait...". c'est peut-être ça qui ne va pas.

«sauf la CGT (qui ne signe de toute manière jamais aucun accord) »
J’ai entendu dimanche soir dans l’émission d’I-TV, « n’ayons pas peur des mots », cette réflexion de je ne sais plus qui (un journaliste de Marianne, je crois) qui m’a bien fait sourire :
« On vient d’apprendre que la CGT avait quitté la table des négociations ? On est très proche d’un accord alors. »

Ben, oui, alors : vite : la suite !

Notaires, journalistes, enseignants, énarques, journalistes au grill !

Bon. J'ai plus qu'à me faire ségoléniste.

Hugues, il faut peut-être attendre la loi qui mettre en musique l'accord pour se réjouir. Dans le climat actuel de décomplexion de la droite (la dernière réforme de la justice, au hasard, en est un exemple de plus), il n'est pas certain que le gouvernement parvienne à juguler les plus réformateurs de l'UMP.

Plus sérieusement, réformer n'est pas un but en soi. L'accord signé est loin de la flexibilité sécurisé (ou de la sécurité flexible ?). Car en l'état, qui aura recours à la rupture consentie ? Et qui abondera les assedic du montant nécessaire à financer ces ruptures ? Mystère. Les nouveaux CDD ne sont pas vraiment différents de ceux qui existent, sauf la durée. L'allongement de la durée de la période d'essai est de la flexibilité sans sécurité. La conservation des DIF est un leurre puisqu'il s'agit de les "monétiser". Pas vraiment de quoi pavaner si on attend une amélioration de la sécurité professionnelle...

Réformer, oui. Réformer pour réformer, bof.

Mais si cela vous réjouit, je ne veux pas vous priver de votre plaisir.

Liberal,
Je réserve mon triomphalisme à l'interdiction de la clope. Pour le reste, je constate seulement qu'il est manifestement possible de démarrer une vraie réflexion suivie d'effets sur l'organisation du marché du travail.


Le Chafouin,
Enfin, la crise, il nous arrive parfois de l'avoir tout de même, que ce soit dans les gares, sur les routes, dans les facs et dans les banlieues. Mais on finit par se dire que s'il y avait moins de pusillanimité et plus de force de conviction, les choses pourraient se faire.


David,
Oui, il y a cette dimension. A force de répéter la même chose, ça rentre. Mais si l'on commençait à raconter le contraire, que se passerait-il ? Pour 2008, j'ai envie de marteler du positif pour voir ce que ça donne. Juste pour voir.


Aymeric,
Mais c'est vrai. La CGT ne signe jamais ou, au mieux, s'abstient en « formulant des réserves » quel que soit le contexte.

Passant,
Oui, la suite. Mais on a le temps d'ici au 4 août.


Koz,
Ne vends pas la peau de l'ours socialiste trop tôt. Sarkozy n'est qu'un intermède.


Yr,
Je ne pense pas qu'il s'agisse de réformer pour réformer en l'espèce, et je crois qu'il s'agit d'un début, de l'aboutissement d'une réflexion que partagent les syndicalistes sur les problèmes de marché du travail. Le premier pas est sans doute le plus dur.

Mais la principale incertitude est effectivement sur le financement des ruptures de contrat à l'amiable. Elles risquent d'être nombreuses, compte tenu des frustrations accumulées dans les entreprises.

Est-ce que la citation de Jacques Chirac est authentique ?

Non, non : la suite, tout de suite.

PArce que bon, l'économie la plus compétitive du monde, on y serait déjà avec moins de boulets à tracter...

Pour le tabac, qu'est-ce-que vous appelez "se passer bien" ? Vous attendiez quoi, des agressions entre fumeurs et non fumeurs dans les bistrots ?
Quand on emmerde les citoyens lambda, ça se passe toujours bien, ils ont trop l'habitude d'obéir aux lois et à la maréchaussée.

Mais, puisque visiblement, vous n'appartenez pas à la confrérie qui discute sur les trottoirs, c'est beaucoup moins bien accepté que la première phase, l'an dernier.
Je ne sais pas si le mécontentement trouvera à s'exprimer ou pas, mais non, à mon avis, ça ne se passe pas bien.

Et les fumeurs ne se sont pas repliés gentiment sur le trottoirs, comme vous aimeriez le penser, on les y a mis de force.

Bon, probablement que si les syndicalistes ne sont pas contents du code du travail, ça se verra mieux. Et que votre satisfaction est donc mieux fondée là-dessus.

"Bref, tout le monde est content..."

C'est une plaisanterie j'imagine ? il se trouve que l'on respecte la loi pour ne pas avoir d'amende c'est tout. Sinon il est purement scandaleux de priver une partie dela population de ses libertés au profit 'une autre partie de la population et de metre les fumeurs sur le trottoir comme on l'a fait pour les putes en fermant les maisons closes.

On se demande au fond si ce fameux déclin est une réalité ou un pur phantasme !?

C'est vrai qu'en France on a vraiment l'impression de vivre au Mali ou au Sénégal.

Le besoin de réformes est tel que 2 ou 3 mesurettes prises à la va-vite et hop tout le monde est convaincu que a-y-est le pays est réformé. Vive Sarko celui qui a osé faire ce qu'aucun autre avant lui n'avait osé faire.

Bien sur on est dans l'arnaque totale mais le rideau de fumée médiatique est très efficace.

En attendant le commerce ext s'aggrave, les déficits sociaux aussi alimentés par le mille-feuilles législatif (TEPA1-TEPA2-TEPA3) et bientôt la caisse Unedic grâce à l'effet d'aubaine de la "rupture conventionnelle" .

Vidons des caisses déjà vides !

Oui, cette réforme du marché du travail constitue une sacrée avancée. Et par la négociation, messieurs! Bien joué le gouvernement qui a mené les choses comme il fallait en ne permettant pas -via la menace de l'usage de la loi- les discussions s'enliser.

En revanche, ton point de vue sur l'interdiction de la clope dans les bars me semble un peu trop parigot. Ok, je suis maintenant expat' dans un pays où on fume partout, tout le temps. J'ai même récemment allumé une clope à un petit gitan de moins de 12 ans -honte à moi, je me suis rendu compte qu'une fois mon briquet allumé du pétainisme révélé par mon geste.
Mais voilà, c'est pas parce que les bistrotiers de province n'ont pas de pouvoir de nuisance qu'ils ne grondent pas et que tout le monde est content, hein.

Mais oui, la machine Sarko parvient à lever des blocages importants (même si je suis archi déçu du contenu de l'"autonomie" de l'Université). Dommage qu'on soit obligé de se taper un beauf cynique qui fixe des objectifs d'expulsion des sans-papiers et qui verse encore bien trop dans le nationalisme ringard.

Si les députés UMP, en particulier les représentants du Medef (ou de l'UIMM), ne font pas trop de zèle, on s'en tire effectivement plutôt bien sur la réforme du marché du travail. Pas d'attaque frontale sur le principe intangible de justification du licenciement (future abrogation du CNE en prime), et c'est l'essentiel.

Reste aussi à voir, par ailleurs, quelle sera la définition, en pratique, des deux emplois "acceptables" que ne pourra refuser un chômeur.

De là à dire que l'on est passé à la "flexisécurité" scandinave et qu'il faut en attendre des effets positifs sur l'emploi, il y a deux pas que, personnellement, je me garderai bien de franchir.

C'est un peu comme sur le service minimum ou sur les régimes spéciaux de retraite : une réforme de principe mais qui risque d'avoir peu d'impact concret. Mais si cela satisfait à la fois les tenants de la réforme et ceux du statu quo, on aurait tort de s'en priver.

La social-démocratie en marche, c'est décidément un beau spectacle.

Je me pose quand même une question : avant de nous enfoncer des bâtons dans le cul, est-ce qu'on leur enfile une capote ? La capote est-elle certifiée ISO9000 ?

Juste deux petites remarques :
- Justement, l'interdiction de fumer a été décidée sous Chirac, et si ça a si bien fonctionné, c'est peut-être entre autres (notez les précautions...) parce qu'un long délai d'anticipation a été accordé ;
- La CGT ne signe certes (presque) jamais aucun "accord national interprofessionnel". En revanche, elle signe la majorité des accords de branche et (là où elle est représentée) d'entreprises. Décrédibiliser systématiquement la CGT, syndicat "réaliste" et expérimenté sur le terrain, que Thibault a au surplus mis en mouvement, n'est pas forcément une bonne idée...

L’accord obtenu sur le nouveau contrat de travail me paraît devoir beaucoup à une habile tactique :
Ceux qui ont signé d’abord sont les syndicats qui ont le plus à perdre d’une éventuelle modification des critères de représentativité : leur poids « légal » est de beaucoup inférieur à leur poids « réel » et d’ailleurs, si on devait avoir un accord majoritaire des syndicats de salariés basés sur les personnes représentées, il est probable qu’il ne serait pas approuvé.
Je pense que cette signature a été négociée contre un « traitement tenant compte du poids historique » dans la future négociation sur la représentativité.

Car, par ailleurs, que penser d’un contrat qui double les périodes d’essai, durant lesquelles, il faut le rappeler, le salarié peut être licencié sans motif et qui, de ce fait, sont employées par certains comme un intérim moins cher et plus souple que l’autre….

Le contrat de mission, oui, si cela ne devient pas le mode de gestion principal, dans lequel le cadre sera missionnaire de 20 à 50 ans, puis au chômage…
La séparation à l’amiable, pourquoi pas, mais quel sens cela a de doubler l’indemnité de rupture sinon pour « acheter » un licenciement déguisé ?
Donner une prime, plus ou moins imosable, au salarié pour obtenir le droit de le faire payer par les ASSEDIC, et/ou son futur employeur je ne suis pas emballé....

Valéry, ton raisonnement serait bon si tu n'avais pas oublié que les libertés s'arrêtent là où commencent celles des autres.
J'ai arrêté de fumer grâce à cette loi. Et même si j'avais continué, j'aurais été pour. Les fumeurs ont trop longtemps exagéré, infestant tout le monde sans aucune politesse. Sans même se demander s'ils gênaient les autres... Maintenant, cela va dans le sens inverse, c'est tout...

Sur le fond, ne pas oublier que la négociation a été menée sous la menace d'une loi.

Des syndicalistes ont d'ailleurs avoué avoir préféré signer plutôt que de risquer une loi plus défavorable.

Si c'est çà qu'on appelle de la négociation...

Comme de plus il faudra une loi pour entériner, il faut espérer que cet accord ne sera pas un marché de dupes.

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