« Plans sur la comète | Accueil | Il n'y a pas qu'Attali, dans la vie »

mardi 22 janvier 2008

Commentaires

Flux Vous pouvez suivre cette conversation en vous abonnant au flux des commentaires de cette note.

Poète.

Excellent, tes aventures !

A ce sujet, je signale (toi qui parle anglais comme Tony Blair n'aura pas de problème) un très bon reportage dans le FT week-end sur la vie à bord d'un de ces porte-conteneurs, le APL Pearl :

http://www.ft.com/cms/s/0/677aad14-c3c9-11dc-b083-0000779fd2ac.html?nclick_check=1

Une transat est un exercice de patience. Mais sur un voilier au soleil, poussé par les alizés, cela doit avoir davantage de charme ;o)

Tiens, nous avons au moins un expérience commune : http://navigations.navire.net/

Sauf que je ne m'y suis pas ennuyé une seconde.

Message à la cantonnade :

Je viens d'avoir une fulgurance qui m'a permis de retrouver mon cargo dans les archives de la compagnie polonaise et la photo de la note est désormais la bonne.

C'est que le nom du bateau n'est pas "Casimir" mais "Kazimierz Pułaski" avec un K comme dans Jean-Paul II.

Il n'est plus en service depuis 1992 et il a l'air tout petit mais il mesure tout de même 200 mètres :

http://www.pol.com.pl/?sub=3&sub2=k&statek=272

-------------------------

Koz,
Hé hé... Oui, nous les gens de mer, on est sentimentaux...


Fish and chips,
J'ai jeté un coup d'oeil rapide et j'irai lire tranquillement plus tard. Merci.


Monsieur Prudhomme,
Un transat dans la tempête, ça marche moyen. Mais il n'y avait même pas ce genre de mobilier à bord et une chaise de cuisine en tubes rouillés et formica, ça ne marche pas très bien non plus.


Laurent,
Tu allais dans l'autre sens. Ca doit jouer.
Mais au vu de tes photos, c'était pas vraiment le même genre de cargo : des nappes, des rideaux, de l'eau minérale... On avait pas tout ça !

Ca se pratique encore, le voyage en cargo, mais maintenant, c'est dans des cabines aménagées, et cela coûte beaucoup plus cher que de voyager en avion. Ce qui est interdit pratiquement, c'est de le faire en payant son voyage comme manutentionnaire.

Mais moi aussi j'ai fait ça! Sur un porte-conteneurs de la Compagnie générale transatlantique, entre le port du Verdon et Pointe-à-Pitre. Equipage français, télé couleur, piscine d'eau de mer, bouffe très correcte (cuisinier qui avait commencé sa carrière sur le France), visite de la salle des machines passionnante (mais moi j'aime la belle mécanique), cabine immense (six à huit fois ma chambre de bonne). Il faut connaître les bonnes adresses... :-)

J'en profite pour signaler que la fameuse scène ou Di Caprio emmène sa belle à la proue (dans Titanic) n'a aucune vraisemblance: à la proue, ça monte, ça descend, ça monte, ça descend... Impossible de tenir vingt secondes sans être malade. Dans le même esprit, les dialogues dans la salles des machines sont invraisemblables, les seules répliques concevables étant:

- Quoi?

- Hein?

- J'entends rien!

Et pis moi j'ai pas du tout été malade, nananère... Et chuis même pas Breton!

Et y'avait pas de beaux matelots luisants de sueur au fond de la salle des machines, transpirant sur des monstres d'acier d'un autre âge ?
Non ?
Parce que ça, ça pourrait bien égayer un si long trajet ...

Alexandre,
A l'époque, c'était le même prix que l'avion en classe éco. Cela dit, avec un meilleur confort et en été, ça peut être une bonne idée. Enfin, plus pour moi. J'ai déjà donné.


Poil de lama,
Nous, on avait demandé à visiter la salle des machines mais ils n'ont jamais voulu. On a juste eu le droit de passer dix minutes sur la passerelle le dernier jour. Ils nous détestaient, je te dis.


Sasa,
Ben ce n'est pas exactement ma tasse de thé mais pour ce genre de folklore, tu aurais été déçue : le Kazimierz Pułaski, non seulement, c'est pas le Queen Mary, mais c'est encore moins le Queen tout court...

Et je ne me souviens pas d'avoir repéré la moindre matelote non plus. Luisante ou pas.

Eh bien moi, j'ai eu plus de chance, l'Atlantique Nord sur un cargo mixte (le "Burkel") en 1949 ; ledit Burkel était un Liberty ship reconverti qui a d'ailleurs fonctionné jusque dans les années soixante. Les quelques passagers étaient bien logés et mangeaient (bien) à la table du commandant, donc obligation d'un certain décorum : il fallait "s'habiller" ! comme chez Agatha Christie, justement...
Mais c'est vrai qu'on s'emm...

Hugues,
Le coeur du Havre a été rasé par l'aviation alliée pendant la deuxième guerre mondiale. Sa recontruction, confiée à l'architecte Perret, a suscité bien des débats. Ce centre ville est aujourd'hui classé au patrimoine de l'UNESCO. Je n'y vois pas des HLM, avec tout ce que ce terme induit de péjoratif et qui m'étonne sous ta plume, mais l'alignement douloureux des tombes que la guerre avait creusées . Il y a quelque chose de terriblement émouvant dans cette rectitude bétonnée, grise, funèbre, mais receuillie.
J'ai travaillé avec le maire et son équipe, à leur arrivée, alors qu'il voulait relancer un projet pour la ville. Réveiller la fierté d'une cité dont, justement, on disait qu'elle n'avait rien. Il y est arrivé. En respectant aussi la blessure qu'on y lit encore, et dont chacun est porteur. En ville.

cdc,
Ah, voilà qui sonne effectivement plus romantique. Mais je suis né trop tard dans un monde trop vieux...


Charles'
Tu mets trop de sens là où il n'y en a pas beaucoup. Ces villes reconstruites après la guerre, c'est souvent une affaire de goût, au-delà de leur histoire. D'ailleurs, j'aime beaucoup Lorient, qui n'a pas l'unité architecturale du Havre mais qui n'en est que plus intéressante. J'aime bien Brest aussi, avec son petit côté scandinave de bout du monde.

Mais je trouve le Havre ou Calais assez moches, car il faut bien qu'il y ait des choses que l'on aime et d'autres que l'on aime pas lorsqu'on les compare entre elles. Et pour Le Havre, il y a même un petit truc en plus (en moins ?) : je n'y étais jamais venu avant d'y débarquer de mon cargo et je rentrais en France pour la première fois après deux ans passés à New York. Le contraste était trop fort et tout me semblait étriqué, un peu misérable. J'y suis retourné depuis, l'impression s'est atténuée mais je garde tout de même ce souvenir. Qu'est ce que j'y peux ?

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.

DSC_3069
Are you talking to me? Email

Fini-parti

Sardines

Dark side

Coup de sabre

Théologie amusante

Maillot noir

Identité nationale

Blog powered by Typepad
Membre depuis 10/2004